jeudi, décembre 31, 2009

Scrooge

Pour l'anniversaire de beau-papa Pops, j'étais de "corvée" gâteau. Après les fêtes de Noël, je dois avouer que je n'avais pas du tout envie de cuisiner et comme le temps m'étais compté, je n'avais pas d'autre choix que celui d'aller acheter un gâteau.

Je suis un brin casse-pied quand je dois acheter un gâteau. Comme j'aime les faire, j'aime être surprise et les traditionnels mille-feuille, gâteau au chocolat, fondant au chocolat, etc... me laissent totalement de marbre. J'ai envie d'être surprise et surtout, que ce soit sans reproche. Je me dirige donc, en général, vers les grands noms du gâteau de ma région.

Ce jour là, j'avais décidé d'aller dans l'endroit qui fait les meilleurs Napolitains du monde. Lorsque j'arrivais, la patronne discutait avec un commerçant de la même rue, elle se félicitait d'avoir quand même ouvert sa boutique au lieu de faire le pont et de fermer entre les fêtes. C'était apparemment un bon coup financier. En mon fort intérieur, j'ai eu des pensées méchantes pour elle et j'ai regretté d'avoir déjà choisi mon gâteau. Une merveilleuse bûche au pain d'épice au poire caramélisée et mousse de poire (une vraie bombe !). L'endroit est très pédant, je le sais depuis le temps que j'y vais. Les mamans avec poussettes sont en général refusées, mais pas le chiens et le personnel ne sourit que très rarement. Pendant qu'on emballait mon gâteau, une petite dame espagnole ou portugaise est entrée. La patronne ayant terminé sa discussion c'est avancée vers elle pour lui demander ce qu'elle désirait (je vous laisse imaginer ce dialogue avec un fort accent portugais) :

- J'veux un gâteau, il sont à quoi vos gâteaux ?

- Alors, celui-ci est fait d'un mélange savoureux de chocolat d'Equator avec une pointe de gingembre et du greioanefi et celui-ci et du ireaohyeuiaé mélangé à du gfieoraewua (Ce discours a duré environ 3 minutes)

- Moui... c'est quoi le meilleur ?

- (Offusquée) Oh ! Mais Madame, il n'y a pas de meilleur, vous avez devant vous les créations de cette saison ou nous avons privilégié l'utilisation de htriuaoephraiue pour être unique. Il dépends donc de vos goûts en matière de fjaoewiuaw ou alors de jiaopedhWA, qui est bien moin classique évidement (sourire fière d'elle)

- Bon... bah je vais prendre le noir au chocolat.

- Celui au mélange d'Equator et de noix de Frutufru ?

- Oui, celui au chocolat.

- Bien Madame.

J'ai trouvé cette scène affligeante. Je ne me suis jamais sentie gênée pour cette dame portugaise, mais pour la patronne incapable de sortir de son rôle pour renseigner au mieux sa cliente. Même son employée paraissait gênée.

Je peux comprendre qu'on vise un certain standing, qu'on ait parfois de la peine à vulgariser son art et qu'on soit vénale, il n'en reste pas moins que cette femme à un commerce et que ce jour là, elle a probablement perdu 2 clientes uniquement parce qu'elle n'a pas voulu ôter le balai qu'elle doit avoir vissé dans son séant.

J'ai vraiment eu l'impression d'avoir à faire avec Scrooge... malheureusement, elle n'avait pas encore eu la visite des 3 fantômes...

mercredi, décembre 30, 2009

bye bye et à jamais...

Oui, bye bye 2009....

Cette année aura clairement été nulle de chez nulle. Même si elle avait plutôt bien commencé...

Janvier : Nous étions dans une jolie maison avec le seul soucis pour moi de pouvoir entretenir tout ça, sans passer mes journées un chiffon à la main...

Février : Un petit "accident" me fait prendre conscience que je peux perdre tout ce que j'ai en un clin d'oeil. Cela m'effraye, me psychose et ne me lâche plus.

Mars, avril, mai, juin : Rien de très important, ma santé me joue des tours, je dois consulter plusieurs spécialistes. Et je passe mon temps à ne penser qu'à une chose : l'école.

Juillet : Des vacances enfin ! Probablement la seule bonne période de cette année.

Août : Reprise scolaire, changement de maîtresse et beaucoup d'inquiétude.

Septembre : 9 mois qu'on est bien dans cette maison, l'école va bien, la santé va mieux et Pan ! Notre propriétaire nous annonce que c'est fini, il faut bouger.

Octobre : Reprise du stresse, recherche désespérée d'une solution pour trouver une autre bulle qui nous conviennent...

Novembre : Migraine ophtalmique, douleur dans la poitrine, crise de crampes abdominales, épuisement... Verdict à chaque fois : "le stresse !".

Décembre :
Ok... c'est la fin de l'année, ont va faire un Noël tranquille et en profiter... Miss A. malade, Mr E. malade, Mr Pops malade... et... Miss Pops ? Malaaaaade...

Ecrire ce petit bilan m'a fait prendre conscience que oui, j'ai des raisons d'être stressée. Oui, j'angoisse sur la mort de mes proches, sur la mienne... Ma seule vraie crainte et celle sur laquelle il va maintenant falloir que je travaille c'est que mon monde s'évanouisse ou change irrémédiablement. Et bien ça ne va pas être facile. Parce que pour bien finir l'année, je viens d'apprendre aujourd'hui, que celle qui m'a en partie élevée, la dernière personne de ma famille à qui je tenais plus que tout et atteinte d'une maladie qu'on ne guéri pas... c'est déjà l'annonce pour 2010 de moments difficile...

Allez, je vais y croire et me dire que Oui, en 2010 nous aurons une maison bien à nous, que nous n'aurons pas de mauvaises surprises, que nous seront heureux et
qu'enfin, ma nouvelle voiture que j'attends depuis le mois d'octobre sera là...

Je vous souhaite, à vous aussi, une année 2010 positive ou vos projets se réaliseront, avec santé et amour.

mardi, décembre 29, 2009

Mon enfant s'oppose : que dire ? que faire ?

Bien que je sois persuadée que Miss A est une enfant parfaite, adorable et fort sympathique, je ne peux pas tout mettre non-plus sur le dos des maîtresses. Alors, quand elles me disent que Miss A. met trop de temps pour se préparer, que Miss A ne respecte pas les règles imposées ou encore que Miss A préfère se cacher sous son pupitre au lieu d'écouter, je me dis qu'il faut faire quelque chose. Ceux qui me connaissent et qui me lisent savent maintenant le parcours du combattant que nous avons dû livrer avec Miss A. La première phrase de cet article est bien évidemment ironique, parce que je ne connais que trop bien le fort caractère de ma demoiselle.

Histoire de comprendre un peu le caractère opposant de ma chère est tendre Miss A. je me suis plongée dans le livre de Gisèle George "mon enfant s'oppose : que dire ? que faire?". Bien que la psychologie me passionne, je ne suis pas friande de lecture de ce genre. J'ai l'impression que les livres de psychologie disent tout et son contraire et que finalement on en revient toujours au même point, on ne sait pas. Et bien, ce livre vous aborde différemment. Il commence tout d'abord par vous dire que vous n'êtes pas parfaite et que même si vous le vouliez, vous n'auriez aucune chance de l'être. Chouette ! Et puis il vous déculpabilise, il vous fait du bien et fini par vous donner quelques clés, pour mieux comprendre pourquoi un enfant peu vous rendre chèvre. Je le recommande vivement à tous les parents qui se sentent débordés.

Ce livre m'a confirmé que oui, Miss A. avec un caractère opposant (comme si je ne le savais pas !). Il est donc proposé un "jeu" pour faire baisser la garde de votre enfant et pour calmer un peu le conflit. J'ai d'abord mis en doute ce dernier et puis pour finir, je me suis dit que ça pouvait être amusant. En très bref, il s'agit de faire gagner des points de couleurs à l'enfant en cas de "bonne" action. "Bonne action" prédéfinies et qui doivent être respectées pendant une longue période.

Miss A, a été enchantée mais un peu craintive. Sachant qu'elle gagnerait de mauvais point si elle ne respectait pas les règles, elle a dans un premier temps refusé de jouer. En arguant le fait que nous ne serions pas forcément partial et que du coup elle était désavantagée. Nous lui avons expliqué que le jeu ne concernait que les points que nous avions convenus et que les autres éventuelles bêtises ne rentraient pas dans le jeu.

Résultat des courses. Hier, elle a respecté a merveille les règles imposées ! Oh ! Surprise, ça marche ! Mais c'est totalement lâchée sur le reste : sauter sur le canapé de grand-maman, courir dans la maison, crier, etc... Et chaque fois que je lui faisais une remarque elle me demandait inquiète "oui, mais ça, ça fait pas partie du jeu hein ?" et lorsque je lui disais que non, elle était ravie...

Je crois que je vais remplacer les points hors jeu par des claques !

Plus sérieusement, aujourd'hui lorsqu'elle a vu que la rubrique "divers" (oui c'était ma botte secrète) ne comportait aucuns points bonus, je l'ai vu réfléchir. Je me réjoui de voir comment vont se passer les prochains jours.


(je tiens à préciser qu'aucun enfant n'a été maltraités pendant cette expérience)

vendredi, décembre 18, 2009

Préparatif de Noël...

Cette année, nous ne serons pas là pour les fêtes... On va faire les grosses larves dans un hôtel, faire des jolies promenades dans la neige, se faire papouiller et bien sûr manger très sainement. Donc, pas de Noël traditionnel avec toute la famille. Même si je suis une adepte de la tradition, cette année, le fait d'être loin de tout et surtout de tout préparatif me réjoui.

Malgré tout, il y a une tradition à laquelle je ne dérogerai pas : les envois de Noël. Avec une famille à l'étranger, les jolies rencontre faites via internet et la famille, j'ai de quoi m'amuser. Alors, dès le début du mois de décembre, je bricole, je cherche des idées et je prépare mes envois. Pendant le temps de préparation d'un colis ou d'une carte, j'ai de chaleureuses pensées, de jolis souvenirs et j'aime ces moments là. Il est beaucoup plus facile de se souvenir des moments difficiles et des tristesses que des moments chaleureux, drôle ou simplement plaisant, alors je ne vais pas me priver !

J'ai toujours eu grand plaisir à envoyer et recevoir du courrier autre que mes factures. Malheureusement pour moi, les écrits se font de plus en plus rare. J'ai l'âme d'une romantique dans ce domaine, j'ai toujours rêvé d'entretenir une relation de long terme uniquement par écrit. J'aurai échangé sur ma vie de tous les jours, mes doutes et mes secrets sans aucuns compromis et mon correspondant en aurait fait de même. J'aurais alors attendu le facteur avec impatience, j'aurais choisis avec soin mon papier et aurais tenté de retrouver une écriture digne de ce nom.

J'ai bien tenté, à l'adolescence de faire écrire mes amoureux d'autres pays, mais comme le dit le proverbe, "loin des yeux, loin du coeur", ça ne durait jamais assez longtemps. J'ai tout de même eu une demande en mariage par courrier, d'un chasseur sicilien, mais non, un chasseur c'était pas possible ! Et puis, j'ai rencontré une fille adorable qui n'était pas dans la même classe que moi. C'est super loin la classe d'à côté, il fallait donc que nous nous écrivions. Nous avions inventé un alphabets secret pour que nos parents et professeurs ne puissent pas comprendre se que nous nous écrivions et j'ai adoré ça. Et puis, l'âge avançant, le chemin différant, nous avons cessé de nous écrire et de nous voir. Même si je communique énormément par mail, le papier me manque. Je garde toute les cartes que je reçois précieusement et j'aime à les relire, rire de leur texte, apprécier une jolie écriture. Ce dernier point me touche particulièrement parce qu'avec le temps, mon écriture c'est transformée en patte de mouche. A force de n'écrire que pour moi, je ne m'applique pas, griffonne et me trouve fort empruntée lorsque je dois écrire pour les autres. Je me sens alors gênée de ces toutes petites lettres rabougries, de tailles différentes et peu lisible.

Enfin, même avec tous leurs défauts, j'espère que les paquets et lettres envoyées trouveront tous leurs destinataires avant Noël et qu'ils plairont.

jeudi, décembre 17, 2009

Qui a eu cette idée folleuuu...












J'ai eu la chance d'avoir un oncle professeur et une tante très pointilleuse. Je savais donc lire et écrire en entrant à la maternelle. Les professeurs n'étaient pas contents, parce que je m'ennuyais ferme et qu'ils ne savaient pas quoi faire de moi. Alors à force d'avoir entendu mes parents me dire à quel point c'était pénible, je me suis dit que je laisserais l'école s'occuper de l'apprentissage de
la lecture et de l'écriture à Miss A.










Je ne comprends
pas toujours la méthode. Les caractères sont tantôt en caractères d'imprimerie, puis manuscrite, puis majuscule. Les lettres portent des noms étranges comme par exemple "la dame" pour le "d", représentée avec des grosses fesses (merci l'école !). Ils doivent donc d'abord apprendre un nom bizarre avant de nommer la lettre correctement. Peut-être que c'est bien, mais, j'ai juste l'impression qu'ils doivent finalement faire le travail deux fois et je remarque parfois chez Miss A. des problèmes de mélange. Bref, Miss A. n'est pas passionnée par l'écriture et elle ne réfléchit pas forcément à ce qu'elle écrit, l'essentiel et de faire les exercices vite et bien pour pouvoir avoir la paix ensuite. Alors parfois, elle fait des erreurs qui me font beaucoup rire (cliquez sur les photos pour agrandir).

J'espère juste, que la maîtresse en rit aussi...

samedi, décembre 05, 2009

Lettre à mon Moi de 16 ans

"idée vilement volée à Armalite (entre les envies shopping qu'elle me crée et l'envie d'écrire, je ne peux dire qu'une chose, c'est une femme formidable !)"

Chère Miss B,

Cette année, tu vas faire une grosse bêtise émotionnelle. Souviens-toi que tu n'aimes pas les blonds, souviens-toi qu'il est trop vieux et écoute tes frères (juste pour cette fois), ce type ne t'apportera rien de bon. Oublie, je te dis, je sais que tu es têtue, mais il te fera souffrir et ne vivra jamais heureux avec toi. 15 ans plus tard, il trompe sa femme, a plusieurs enfants dont il ne s'occupe que partiellement et vit encore comme si il avait 16 ans. Tu vas souffrir 2 ans, faire de mauvais choix et rencontrer un autre idiot dont la seule qualité est d'être gentil, mais qui te prendra beaucoup d'énergie pour t'en débarrasser. L'été prochain, tu rencontreras l'homme de ta vie.

Réserve ton côté rebelle à tes amis. Juge-les et rends-toi compte qu'ils t'utilisent et qu'ils ne t'apportent rien. De cette époque, tu n'en conservera aucuns. Alors ne fonce pas tête baissée pour les sauver et les aider. Ne te plie pas en quatre pour eux. Lorsque tu décidera de t'affranchir d'eux, tu te rendra compte qu'aucun n'a envie de te retenir.

Profite un maximum de ta vie de famille et de ta maman. Elle crie beaucoup, mais tu te rendra compte dans quelques années, que finalement elle ne vit que pour ses enfants et qu'elle se sacrifie pour toi. Continue à lui offrir ce bouquet de fleur mensuel, elle le mérite.

Achète des boules quiès et ne prends pas parti des éternelles disputent de tes parents. Tu n'es pas responsable de tout ça. Tu te rendra compte plus tard que c'est l'alcool qui est responsable, alors autant en prendre conscience tout de suite et te sauver. A 17 ans, tu sera libérée et pourra offrir à ta famille le meilleur de toi sans être sans cesse trahie par le comportement enivré de ses membres masculins. Courage.

La vie est belle Miss B., tu ne perdra jamais ton côté bon samaritain, tu sera heureuse. Non, tu n'es pas laide, oui tu es digne de confiance. Redresse tes épaules et soit fière de toi.

Avec énormément de tendresse...

Ton moi de 32 ans.

vendredi, décembre 04, 2009

Les insultes....

Une petite note légère pour amorcer ce week.end qui s'annonce enneigé...

Je ne suis pas du genre à insulter, je reste calme face à l'adversaire et je surveille mon vocabulaire. J'aime bien quand c'est les autres qui s'énervent.

Mais, si je devais choisir une insulte, celle qui rebondit dans mon cerveau chaque fois que j'ai à faire avec un vilain méchant pas beau, ce serait "connard". Voilà l'insulte suprême pour moi. Je la pronnonce en général calmement (à la suisse hein !) en appuyant bien sur le "o" et sur le "a". Etrangement, lorsque je suis très énervée contre quelqu'un, ça me calme. Pourtant il y a pire comme insulte, parce que selon le dictionnaire, je ne fais que traiter la personne d'imbécile, ce qui vous en conviendrez n'est finalement pas si méchant...


Et chez vous c'est quoi ?

lundi, novembre 30, 2009

souvenirs, souvenirs...

Il y a des gens qui, lorsqu'il s'en vont, font ressurgir une foule d'émotions et de souvenirs. Malgré le fait que nous ne nous sentions pas proche, que nous n'avons pas tout partagé ensemble, le pincement au coeur se fait et les larmes coulent.

Dimanche après-midi, j'ai reçu la triste nouvelles du décès de ma grand-mère. A l'annonce de ce départ, j'ai, pour la première fois réagi très froidement. J'ai demandé des nouvelles de mon père, si tout le monde gérait ça bien et puis j'ai raccroché. Toujours aussi froide, j'ai annoncé la nouvelle à Monsieur Pops qui est venu me prendre dans ses bras. Je n'ai pas compris pourquoi, finalement, je ne me sentais pas triste.

Et puis, je me suis replongée dans mon travail et là, les souvenirs, les odeurs, les anecdotes et ses sourires me sont revenus d'un coup. Le souvenir de ses vacances en Espagne ou nous passions 1 mois chez elle. Elle nous choyait, nous glissait quelques sous par-ci, par-là pour une glace ou un cadeau et nous regardait partir du haut de ses 1m50. Elle m'a toujours fait penser à ses petits nains de la forêt un peu bougon mais avec un coeur gros comme ça. Par la faute de mes parents, qui n'ont pas voulu me parler, ni m'enseigner l'espagnol, je n'ai jamais pu discuter avec elle comme je l'aurai voulu. Je me souviens que, petite, je me suis retrouvée seule avec elle dans la cuisine. Ayant très soif, j'ai tenté de lui expliquer que je voulais un verre pour me servir. Ces derniers se trouvant à côté du Chorizo, à chaque fois que je tendais le doigt, pour lui faire comprendre, elle me coupait un morceaux de chorizo. J'ai encore le souvenir de ma gorge, piquant à cause du chorizo et de mon désespoir face à son incompréhension.

Malgré le fait que nous ne nous parlions pas, chaque année, je lui ai envoyé un carte à Noël. Et puis, elle a fait un geste qui a signifié énormément pour moi et qui m'a permis de me rendre compte que je n'étais pas une étrangère à ses yeux lorsqu'elle a fait le voyage, en voiture (24h00) pour être présente lorsque j'ai dit "oui" à Mr Pops.

Tout se passait dans nos yeux, elle ne savait pas grand chose de moi, je n'en savais pas plus sur elle, mais entre nous, il y avait de la tendresse. Et aujourd'hui, ce sentiment me tient chaud. Je ne me sens pas déchirée ou attristée, je fais ressurgir de très beaux moments et ça me fait un coeur gros comme ça.

mercredi, novembre 25, 2009

La grippe...

Il est en ce moment impossible d'avoir une discussion sans évoquer à un moment ou à un autre, la fâaameuse grippe. Et chacun à son avis, chaucun à entendu quelque chose de différent, il y a autant de conduite à tenir et règle à respecter qu'il y a de discussion. Sans qu'aucun d'entre n'ait finalement l'impression d'avoir une version juste.

Ainsi, lorsque mercredi passé mon médecin me creusait le talon à la recherche d'une épine, il me demandait si j'avais mal. Je lui ai répondu qu'il n'avait pas de soucis à se faire et que je n'allais pas hurler et faire fuire ses patients. Et c'est sans réfléchir qu'il a lâché un "rhaa si seulement certains pouvaient fuire !". M'étonnant de sa réaction, nous avons tout naturellement avons évoqué la grippe. Ce dernier me disait qu'il avait du boulot par dessus la tête, que la plus part de ses patients refusaient d'être vacciné par peur, et que même si ils voulaient être vaccinés, il ne pourrait pas répondre à la demande parce qu'il n'a pas réussi à obtenir les vaccins pour rupture de stock. Le matin même, j'entendais à la radio qu'un bébé était mort de la grippe et que la recommandation de vaccination ne se limitait plus au personne à risque, mais à toute la population. Annonçant ceci à mon médecin, il a fortement soupiré en me disant que tout ça était vraiment de la folie et a spécifié que le bébé décédé avait une déficience cardiaque, ce qu'aucun des médias que j'ai lu, vu ou entendu n'a spécifié bien sûr !

Sortie de son cabinet, j'étais convaincue de ne pas me faire vacciner. Samedi matin, Miss A c'est présentée fiévreuse à la table du déjeuner. La pauvre avait bien mauvaise mine, avec le nez qui coule et la toux. Sachant que ses poumons sont sensibles il m'est apparu utile d'appeler les urgences pour me renseigner sur la conduite à tenir.

- "Mais madame, ce n'est qu'une grippe, donc soigner la comme telle ! Nous ne pouvons rien faire d'autre."

En m'indiquant tout de même qu'en cas de difficulté respiratoire, je devrais immédiatement me rendre chez eux. Mais si il n'y avait pas d'évolution de la situation, on m'a prié de bien vouloir rester à la maison avec tous les membres de ma famille et de ne sortir que couvert d'un masque.

Lundi, mon adorable voisine venue m'apporter les devoirs de ma fille , (même malade en première primaire il faut rattraper les bricolages !) m'annonçait que son petit bout n'était pas bien lui aussi. Ne sachant pas si elle devait garder son plus grand à la maison pour éviter de contaminer les autres, elle a appelé les urgences. Ces derniers lui ont indiqué que non, finalement ont arrive pas à contenir cette grippe donc il fallait vivre normalement, telles étaient les nouvelles directives.

Et pendant ce temps, dans les média, ont nous dit de porter des masques, de rester à la maison, de se faire vacciner, mais encore une fois, la réalité est tout autre et ont préfère être alarmiste plutôt que rassurant ou de simplement avouer qu'on ne sait pas.

En attendant, c'est les médecins qui doivent faire face aux 1000 appels par jour de patients paniqués au moindre petit symptôme, mangeant ainsi, l'espace aux vraies urgences. Et c'est Roche qui s'en mets plein les poches grâce à la peur entretenue par les média.
Et ont s'étonne que les plus paranoïaques d'entre nous puissent penser que tout ça n'est rien d'autre qu'un complot des industries pharmaceutique !

Un peu d'honnêteté dans ce monde ne lui ferait définitivement pas de mal...

vendredi, novembre 20, 2009

J'aime ou j'aime pas...

Parce que j'aime beaucoup le principe du j'aime/j'aime pas sur Facebook, parce que James dans son commentaire m'a un tout petit peu soufflé l'idée, parce que je me suis cassé les pieds à savoir ou coller le texte HTML (parce que ça pouvait pas marcher avec un simple clic bien sûr !), voici sur ce blog, fraîchement installées, les cases J'aime/J'aime pas/Bouh !

Alors vous aimez ou pas ?




EDIT : Je suis pas sûre des libellés... si vous avez des idées pour remplacer le "j'aime", "j'aime pas", n'hésitez pas ;)

jeudi, novembre 19, 2009

Matrix à la russe en noir et blanc ?

Ça donne ça :

mercredi, novembre 18, 2009

Pour ou contre les Minarets ?

Le 23 novembre prochain, les suisses vont devoir voter Pour ou Contre la construction de Minaret sur le sol Suisse.

Moui... j'aime bien avoir mon mot à dire sur tout et sur rien, mais là, je reste perplexe. Comme d'habitude, l'UDC est heureuse de nous faire de belle affiche, façon propagande :


Mais n'a finalement pas de très grands arguments pour justifier sa position. Pour les autres, tous prônent la tolérance et sont contre cette interdiction.

Et moi dans tout ça ? Je me demande pourquoi, il faut créer une loi pour la création de minaret, ensuite quoi ? Une loi pour les temples chinois, bouddhiste, etc... Une religion ce n'est pas un bâtiment non ? Et puis, les musulmans assurent qu'il n'y aura pas de Muezzin pour faire l'appel à la prière. Le minaret étant conçu pour cette utilisation à quoi va donc servir le minaret ?

Parfois je ne comprends pas cet acharnement à tout vouloir légiférer. Dans la mesure ou il y a des églises qui tous les dimanches matin et lors de certaines occasions font appel à leurs fidèles en faisant sonner leur cloches, pourquoi, les autres religions n'auraient-elles pas le droit d'en faire autant. Il suffit pour cela de faire simplement une demande à la commune et de laisser les habitants de cet endroit faire opposition si ils ne sont pas d'accord. Si, comme nous aimons tous à le prétendre, nous ne sommes pas raciste, antisémite et politiquement correcte, il ne devrait pas y avoir de problème Non ?

Malheureusement, ce n'est pas le cas. Lorsque je faisais part de mon incompréhension face à ce projet de loi à Mr Pops, il m'a fait la réflexion suivante : "En soit, ce n'est pas le minaret qui pose problème, c'est simplement que beaucoup n'osent pas avouer qu'ils n'aiment pas les musulmans !". Et c'est finalement ça qui fait que je me sente aussi mal à l'aise devant cette votation, parce que j'ai l'impression qu'on me demande si j'aime ou non les musulmans et comme je déteste faire d'un cas une généralité, et bien je n'ai pas envie de voter.

jeudi, novembre 12, 2009

Petit poisson cherche une nouvelle maison...

Comme le dis la chanson : "A dix-huit ans j'ai quitté ma province, bien décidée à empoigner la vie". Je vivais à lors, dans un petit 2 pièces défraîchit, sans four, avec seulement 2 plaques électrique, au bord de la route.

Comme il se doit, j'ai choisi un plus grand bocal quelques mois plus tard et j'emménageais avec Mr Pops. Un appartement neuf, dans le sous-sol avec de l'herbe à la hauteur des fenêtres et une charmante voisine qui à chaque fois que nous arrivions à la maison fatigués d'une dure journée de labeur avec l'intention d'avoir la paix, venait nous parler de ses soucis de voisinages. Ainsi, sachant que Mr Pops travaillait dans l'informatique elle nous a demandé de bien vouloir l'aider à rédiger des courriers, d'essayer de hacker l'agence immobilière pour savoir combien les autres locataires de l'immeuble payaient, etc.. etc... Malgré le fait que nous lui disions que nous ne voulions pas être mêlé à ce genre d'histoire et parfois, nous sommes même restés silencieux avec l'espoir que sans répondant elle finirait par se lasser de s'entendre jacasser et de partir, elle revenait encore et encore. Et un jour, le malheur c'est abattu sur nous lorsqu'elle a croisé mon frère. Elle l'a reconnu ! Ce dernier travaillant dans l'entreprise de mon père et cette dernière ayant eu affaire avec lui, elle était heureuse de savoir de qui j'étais la fille et moi malheureuse de ne pas pouvoir la semer le jour ou nous déciderions de quitter notre appartement.

2 ans plus tard, les parents de Mr Pops, nous offraient un magnifique appartement au premier étage de leur maison. Avec soin, ils nous ont fabriqué un joli nid ou nous avons été heureux quelques années. Malgré les visites répétées de la charmante voisine... grrrrrrrr.... Et puis, ce bocal là est devenu trop petit, alors nous avons cherché une pièce supplémentaire.

Nous avions trouvé un appartement à la dernière minutes, 2 semaines avant la venue de Miss A.. Le temps d'aménager tout ça, pouf, nous ajoutions un poisson dans le bocal. Bocal qui n'était apparemment pas étanche. Au bout de 6 mois, de la moisissure a commencé à pousser sur le mur du salon. Lorsqu'il pleuvait, de l'eau sortait du sol de la salle de bain, nous étions bien malheureux dans ce bocal là. Alors encore une fois, on a cherché un autre bocal.

Et nous avons trouvé un énorme 5 pièces dans une vieille bâtisse. Le propriétaire nous ayant promis de faire quelques travaux pour que nous puissions être plus à l'aise dans l'appartement, nous avons accepté d'y déposer nos valises. Sa charmante femme c'est amusée à faire la peinture et a probablement dû peindre les mûrs avec la boîte de 12 couleurs de son fils, les fenêtres n'ont jamais étés changées et les travaux promis n'ont jamais été effectué. Résultat, nous n'osions pas ouvrir certaines fenêtres de peur de les briser, elles tremblaient chaque fois qu'un camion passait sous la fenêtre et nous avions des souris. Au moment ou nous envisagions de faire des travaux nous même pour nous sentir mieux, Miss A. a eu de gros problème pulmonaire. Après 1 an d'aérosol, de crise d'asthme et d'inquiétude, nous avons découvert que cette dernière était allergique aux chats, aux chevaux et aux acariens. Manque de chance, nous vivions sur des écuries, la propriétaire avait un chat et l'appartement trop vieux était impossible à traiter contre les acariens. En urgence, nous déménageons chez beau-papa et belle maman Pops.

Après 5 mois dans un petit studio à vivre les uns sur les autres, nous trouvons un petit trois pièces. Allez, on fera avec, au moins il semble sain, il y a un balcon et le quartier est sympa. 2 mois plus tard, le mur du corridor bulle (?), étrange... 1 mois plus tard, la peinture tombe... 2 semaines plus tard, il y a des traces de moisi sur le mur et le propriétaire tarde à refaire le mûr. Et puis, il y a un autre petit poisson qui va nous rejoindre... alors qu'est-ce qu'on fait ? On cherche un autre bocal...

Ce bocal là, n'a pas de problème d'humidité, il a été refait à neuf, il est ce que nous recherchons, on est heureux.... la suite, vous la connaissez, 9 mois de bonheur et puis pouf, soit on achète soit on dégage...

Alors la location, on a décidé que c'était pas pour nous, on c'est dit qu'on allait devenir propriétaire.

Mais allons nous pouvoir trouver le bocal qui va nous convenir ?

dimanche, novembre 08, 2009

Un peu d'humour...

pour célébrer la réforme de la santé américaine :


http://www.youtube.com/watch?v=B98muhufAGE

mardi, novembre 03, 2009

Mary teste la migraine ophtalmique

Hier, alors que je partageais mon repas avec Miss A, Miss Ah, et Mr E et que nous débattions sur la quantité de sucre à mettre sur nos crêpes m'est apparu une tâche sur le nez de Miss A. Un peu comme lorsque l'on est ébloui et qu'ensuite lorsqu'on ouvre à nouveau les yeux on a l'impression que l'image est restée imprimée sur la rétine. Tiens ? étrange me suis-je dis... Et puis, cette tâche c'est transformée en flash lumineux et en l'espace de 10 minutes, j'avais perdu ma vision périphérique. Lorsque je regardais Miss A et Miss Ah assise côte à côte, je ne voyais que Miss A.




Vous comprendrez donc que j'ai un tout petit peu commencé à paniquer. Mon coeur battant la chamade, nauséeuse et inquiète j'ai appelé mon ophtalmo. L'assistante après avoir entendu mon histoire m'a de suite conviée à me présenter le plus rapidement possible au cabinet.

Branle bas de combat, il me fallait trouver un endroit sûr pour chacun des p'tits bouts qui se trouvaient présent et quelqu'un pour conduire et faire tout ça dans le calme le plus absolu, histoire de ne traumatiser personne. Heureusement, j'ai la chance d'être bien entourée et je n'ai pas eu trop de difficultés à trouver des personnes de confiance.


Assise dans la voiture ma vision semblait s'améliorer (je commençais à me rendre compte de la conduite fort surprenante de mon chauffeur) arrivée chez l'ophtalmo, j'avais retrouvé une vision normale, mais commençais à avoir un sérieux mal de tête qui pointait le bout de son nez. Très inquiète sur le diagnostique (je me voyais déjà aveugle ou mourante d'un embolie cérébrale) Mme l'ophtalmo à tout de suite su me rassurer. Bref, c'est pas sympa à vivre, mais au moins, c'est pas grave.

Maintenant il va falloir que je m'occupe un peu de la cause de cette migraine parce que tout nous porte à croire que cette migraine a été occasionnée par le stresse (sérieux ? :p). Bon d'accord monsieur mon corps, j'ai bien reçu le message, il va vraiment falloir que je trouve une solution pour dormir mieux et pour me débarrasser de mes angoisses...

Et moi qui me sentais super bien ces temps.... pffffffff... on est jamais tranquille !

4 jours en Ecosse (2)

Edimbourgh est une ville très surprenante. Si le tout semble parfois très gris et tristoune, quand on y regarde de plus près, il y a des perles d'architecture qui vous laisse sans voix (enfin, quand on aime la vieille pierre comme moi bien sûr). Et pour les gens, c'est la même chose. On a l'impression qu'ils sont bourrus et finalement, ils sont particulièrement respectueux et aimable.

Je regrette de n'avoir pas pu profiter de 2 jours supplémentaire pour tout voir et faire un peu plus de shopping. Cette ville est une tentation pour toutes les filles qui comme moi aiment faire des folies.

A ne pas faire avec des enfants, parce qu'à partir de 20h00 les enfants ne sont plus admis dans les lieux publique et surtout parce que même en pleine journée, il est formellement interdit d'entrer dans un pub avec des enfants. Alors pour flâner main dans la main avec son amoureux et faire ce que bon vous semble, cette ville est parfaite, mais avec des p'tits monstres, ça gâche un peu le plaisir.

Une chose est certaine... j'y retournerai...





lundi, novembre 02, 2009

4 jours en Ecosse... (1)




vendredi, octobre 30, 2009

Tonight is the night...

J'ai mis du violet sur mes yeux, j'ai choisi avec soin ma tenue, j'ai invité des amis, c'est bon tout est prêt, ce soir, je sors.

J'ai déjà des montées d'adrénaline en pensant à ce qui m'attends... ça faisait longtemps, une année, c'est long.

Alors, je me prépare avec soin pour cette unique soirée ou nous allons allier compétition, rire et concentration.

Ce soir, ami lecteur, je vais faire ce que tout bon Suisse fait une fois par année lorsqu'il fait partie d'un groupe, je vais au loto !
Ouéééééééé !

mercredi, octobre 28, 2009

C'est quoi ?

Une petite devinette... c'est quoi ?


Dans mon sac il y a...

Pour faire écho au blog d'Armalite "le rose et le noir" je m'en vais vous compter ce qu'il y a dans mon petit Furla rose (dont je n'ai pas de photo parce que j'ai pas le temps...)

- Un paquet de lingette pour bébé
- 1 pampers
- 1 Biberon rempli d'eau
- un Lipstick que je déteste, mais qui rends bien service au cas ou...
- 1 porte monnaie
- 2 vieux tickets, un de la pharmacie et l'autre d'H&M
- 1 paquet de mouchoir
- 1 stylo
- 1 téléphone portable très très vieux
- Les clés de la maison et celle de ma voiture
- 1 carte fidélité
- 1 liste de soins d'un salon de beauté ou je suis allée me faire un soin du visage
- 1 tube de crème pour les mains
- 1 paquet de Chewing Gum Mentos immonde que je ne recommande pas
- 1 bracelet de perle appartenant à Miss A.
- 1 petite fiole de désinfectant pour les mains

Voilàààààààà....

jeudi, octobre 22, 2009

Il y a...

"Il y a ce moment ou ont se rends compte qu'on est paralysé. C'est bien... et maintenant ?

Il y a ce moment ou ont se rends compte qu'on ne peut pas éternellement continuer ainsi. C'est bien... et maintenant ?

Il y a ce moment, trop long, ou on attends que quelque chose se passe... et on attends... mais on attends quoi finalement ?

Facebook, Elementz, Farmville et ce qui me passe sous la main est devenu un pretexte à la détente. Sous pretexte que j'ai besoin de me vider la tête le soir, je m'enfuis sur la toile pour m'éviter de penser. Parce que je n'ai pas envie la journée d'accomplir mes tâches, je me trouve un blog à lire, un mail à écrire et ça me bouffe mon temps. Je me cache, je fais semblant de maîtriser, mais en fait, je suis rien qu'un grosse autruche.

Voilà je l'ai dit. Je me sens submergée, je ne sais pas par quel bout commencer alors, je préfère continuer ainsi au lieu de me mettre au boulot est d'avancer. Il y a des jours ou je me dis que c'est la bonne journée et je me lance corps et âmes dans une tâche pour en ressortir épuisée et me rendre compte que cette petite pierre n'est finalement rien par rapport à la montagne qui m'attends. Découragée, je me dis que finalement ça sert à rien. Et puis, je cherche à comprendre pourquoi, alors que j'ai tout pour bien faire, je n'arrive pas à bouger, pourquoi je n'avance pas. Je prends conscience de tout ce que je perds à agir ainsi, je sais déjà que j'aurai des regrets et pourtant, tout ça, ne me fait pas bouger. Alors j'attends... mais j'attends quoi ?"

J'ai écris ce texte il y a 2 semaines. Je sais toujours pas ce que j'attendais, mais j'ai retrouver l'envie de sourire. Jje vous annonce donc mon retour, parce que je remonte et que j'ai des choses à vous raconter et surtout, j'ai retrouvé l'envie.

Merci à ceux qui ont pris le temps de m'envoyer un petit mot, merci à ceux qui reste malgré mon humeur de chien, merci à celui qui a les plus grandes oreilles de la terre et merci à celui qui sait me rassurer, toujours.

mardi, octobre 06, 2009

Natural Born Watchers...

4 joyeux lurons, du cinéma et de l'humour... Je déclare officiellement ouvert :

jeudi, octobre 01, 2009

La confusion...

Très confuse en ce moment, j'oscille entre les hauts pas très haut et des bas très bas. Je peine à dormir et je rends compte aujourd'hui à quel point l'équilibre intérieur est quelque chose de fragile.

Je me laisse aller à rien ces temps-ci, envie de rien à part crier, dormir et qu'on me laisse tranquille. Et malgré tout, j'avance, parce que je n'ai pas envie d'en parler. Je passe mon temps à me plaindre intérieurement de ma solitude, de mon sentiment d'être submergée, de ma détresse et je passe mon temps à me dire que bordel de m****, je suis privilégiée et je n'ai aucune peine à trouver les choses positives qui m'entourent.

Malgré tout, je ne les ressens pas ces choses, je m'en fou des autres qui sont plus malheureux que moi. Il va falloir que je passe au-dessus de ma colère, au-dessus de beaucoup de chose avant d'avoir envie de sortir de ma grotte...

Alors je vous prie d'excuser ce silence radio. Je n'ai pas la force d'être créative, je passe mes nuits à rêver d'atrocités, j'y retrouve des personnages que je croyais parti, je retrouve ses sensations de malaise le matin et je ne les supporte plus.

Laissez moi le temps de leur botter les fesses et je viendrai...

vendredi, septembre 18, 2009

Muse génie ou non ?

On se la joue Malkovich ? Bienvenue dans ma tête....

Vous entendez le son d'un piano (Exogenesis part 3). Si vous êtes moi, vous êtes bercée, touchée profondément par le seul instrument qui ne vous laisse jamais indemne et qui vous donne des frissons, le piano. Là dessus, progressivement viennent se greffer des instruments à cordes qui donnent à l'ensemble de la poésie suivis de la voix d'un homme que vous écoutez depuis longtemps maintenant.

La musique s'arrête et pendant un instant une foule de mot tente de décrire ce que vous venez d'entendre : "génie", "copieur", "magie", "Wouaaaaaaaou", "ou pas", "classique".

Maintenant sortez de ma tête que je vous explique ce que vous avez vécu...

Si au premier abord, l'album de Muse paraissait dérangeant et décevant après une écoute approfondie et au calme, le ressentit et tout autre. Il y a dans cet album une tonne de référencesm j'ai par moment oublié que j'écoutais Muse. Il m'a semblé entendre Queen, Bach, j'ai eu des images d'Audrey Hepburn, de cinéma noir et blanc et le tout monté en patchwork.

Alors par moment il semble incohérent et puis, on replonge et on savoure. J'aime bien l'idée que je me suis faite qu'ils aient voulu rendre hommage à notre culture passée. Beaucoup de choses dans cet album nous ramènent aux années 80. J'aime aussi l'image véhiculée par cet album : "They will not force us, They will stop degrading us, They will not control us, We will be victorious" Rhaaaaaa 1984 quand tu nous tiens !

Je sais, beaucoup diront que ce n'est pas du Muse, mais finalement, avec un titre comme "Resistance" il ne pouvait pas faire un album qui corresponde a ce qu'on attendais d'eux. Il fallait qu'ils nous surprenne. Arrêtons de toujours vouloir cantonner les artistes dans leur genre, gardons J.-J. Goldman pour ça et laissons les autres faire ce qu'ils veulent.

Merci Muse d'avoir osé...

jeudi, septembre 17, 2009

Journal d'une apprentie Joggeuse (2)

A y est, c'est fait... je suis arrivée à la fin de mes séances de Jiwok.... et le résultat ?

Et ben je cours 30 minutes sans m'arrêter et j'en suis super fière ! Je vous passe les détails de chaque séances c'est ennuyeux à souhait. Mais c'était dur, surtout les 3 dernières séances.

Lors de cette expérience, j'ai appris deux choses. Premièrement, si on veut, on peut. Oui, j'étais motivée après cet été ou mon maillot dessinait des plis disgracieux sur mes hanches en s'enfonçant, beurk. J'avais l'impression d'être faite en slim et je ne le supportais pas. Alors je n'ai pas perdu de poids, parce qu'après 30 minutes de course je suis capable de manger une maison et tous ses habitants. Mais quand je marche, je n'entends plus dans ma tête les "boïng, boïng" raisonner à chacun de mes pas en accord avec le mouvement que font mes fesses. Bref, je voulais le faire et je l'ai fait. Et puis j'avoue, c'est un peu une victoire sur moi-même cette histoire et ça fait du bien.

Deuxième chose apprise, une fois qu'on est dedans, on devient vite accro. Le fait de courir est vite devenu pour moi indispensable. Ma demi-heure de paix. Là ou j'écoute la musique que je veux et ou je peux penser sans jamais être interrompue par des "on mange quoi ce soir ?", "j'ai soif", "mamaaaaaaaaan ?", "t'as fait ci", T'as fait ça". Ça me donne presque envie de commencer l'entraînement pour aller courir une heure. Non seulement j'ai la paix, mais c'est un exutoire. Depuis que je cours, je fais moins de cauchemar et c'est agréable de les voir s'en aller petit à petit. Lundi après avoir éprouvé une grosse colère, je suis allée courir. Mon rythme était plus rapide, je sentais bien que je m'épuisais et que j'épuisais ma colère en même temps, j'ai même pleuré de rage en courant. Arrivée à maison, j'avais régler mon problème et je me sentais tout à fait prête à l'affronter.

Finalement, courir c'est un peu ma thérapie. Alors si en plus ça peut me faire la cuisse ferme, je ne vais pas me plaindre non ?

Pari réussi donc ! Prochain défi ? ... ben heu... je sais pas, mais si je trouve, je ne manquerais pas de vous en parler.

mercredi, septembre 16, 2009

Mary teste les perles de lait au litchi...

J'aime bien mettre dans mon panier de nouvelles choses et je n'ai peur de rien au niveau du goût, donc je me laisse tenter facilement par la nouveauté.

Ce qui m'a tenté cette semaine dans mon rayon frais ? Les Perle de Lait au Litchi. Miss A. et moi vouons un culte aux litchis, je n'ai donc pas pu résister. Je ne suis pas particulièrement séduite par les Perles de Lait aromatisé en général, le citron et la noix de coco ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable, ni stracciatella non plus. Malgré tout, les "nature" restent mes yaourts préférés. J'aime la texture, la légèreté, un peu moins les calories, mais on s'en fou. Et puis, Perle de lait a un argument de choc pour moi, ils ne mettent pas de fruit dedans. Pas de truc immonde croustillant/collant/gluant, non... c'est tout lisse, comme j'aime.

Bref, hop, dans mon panier. Arrivée à la maison, je lance fièrement à Miss A. "tu veux un yaourt au Litchi ?", joie est petites étoiles ont illuminés son regard, elle était déjà conquise ! Et puis, j'ai plongé la cuillère dans le perle de lait et telle un maman oiseau, j'ai enfourné le tout dans la bouche de Miss A. qui quasi instantanément a perdu toute lumière dans les yeux et a lancé un . "mmmmaisss chai pas bon beuuuuarkk".

J'ai donc à mon tour goûté ce qui, du coup, me semblait une moins bonne idée. Effectivement, ça le fait pas. Le goût du litchi est bien présent, j'aime. Le goût du perle de lait est bien présent aussi, j'aime. Les deux mélangés, ben c'est pas bon. C'est écoeurant, l'acidité du litchi vous reste dans la bouche, même si la texture est agréable, on se rends vite à l'évidence, non, le litchi et le yaourt ne font pas bon ménage !

Bien essayé pourtant...

mercredi, septembre 09, 2009

Chère Suisse, quand deviendra-tu méchante ?

Je ne peux pas passer à côté du conflit entre la Lybie et la Suisse. Je me sens un peu obligée de m'excuser pour la Suisse, bien que je ne comprenne absolument pas son attitude.

En Suisse, l'homme politique passe son temps à s'excuser. Il fait de jolies courbettes, parle poliment, attends qu'on lui donne la parole pour s'exprimer. Il est donc parfois fort surpris lorsqu'on lui fait des incivilités et perds pieds. L'homme politique Suisse ne s'attend pas à ce qu'on lui refuse un accord, il est prêt a discuter de chaque mot pour pouvoir faire plaisir à tout le monde, et ça peut durer longtemps. Et pour finir, l'homme politique Suisse adore la paperasse et les procédures diverses et surtout, les respecter. Oui, l'homme politique Suisse et mou, gentil et veut juste arriver à la retraite assez vite pour ne pas avoir à faire face à une grosse histoire qui pourrait nuire à sa réputation.

Alors, quand ce dernier rencontre la copie conforme de Jack Torrance, il se met à paniquer et fait comme une fourmi. Il court dans tout les sens en disant n'importe quoi, tente de réparer les dégâts et s'excuse d'exister et se plie à pleins, pleins d'exigences pour que le fou parte et se fasse oublier. Malheureusement, le fou, lui, trouve ça rigolo, les petites fourmis. Alors il se joue de l'homme politique et lui, il comprends pas.

Là-dessus, on rajoute une couche de médias qui, comme d'habitude pointe du doigt tout ça avec beaucoup de sévérité et on entends des aberrations du genre "mais que va t'on penser de la Suisse maintenant ?". Bien sûr, alors qu'on est menacé par un fou, que deux vies sont en jeu, on pense à notre réputation... et des solutions ? Non ?

J'aimerai parfois, que l'homme politique Suisse se rende compte qu'il a des atouts et qu'avec beaucoup de respect, il pourrait demander au grand fou de bien vouloir revêtir sa camisole de force et de s'occuper de ses poux. Après tout, nous avons une usine Tamoil, qui ne respecte pas les lois, pourquoi ne pas la fermer ? Mmmm, des comptes en banque Lybien ? Et si on bloquait les fond le temps d'une petite enquête qui pourrait durer, je sais pas moi, 1000 ans ? Y a t'il un autre Pays qui voudrait de nos sous pour leur pétrole ?

Allez, messieurs du conseil fédéral et cher président, montrez-leur que Guillaume Tell n'était pas le seul homme à ne pas trembler devant l'adversité !

Marketing pour les hommes....

Je reçois très souvent de la pub faites pas une chaîne de pharmacie/parfumerie bien connue. D'un oeil distrait, je fais défiler les pages et puis, le tout fini dans la poubelle à papier.

Voilà quelques temps maintenant que quelques feuillets ont étés rajoutés pour les hommes, afin qu'eux aussi, puissent entrer dans la ronde de la cosmétologie. Je trouve ça très bien qu'un homme se prenne en charge et qu'il nous épargne le côté nature-pellicule-peau qui pèle. Par contre, la pub... peu encore mieux faire...

Par exemple :


Dans ce catalogue, notre beau Dr Dereck (sans Meredith enfin !) se retrouve en photo sur une page titrée : "la beauté fait du bien aux mâles" Moui... en même temps, la beauté ne s'achète pas non ? Bref, en-dessous de se cher Dereck, nous retrouvons 3 produits :

n°1 le Gel crème Dépilatoire : J'avoue que j'aime bien les torses imberbe. Les cyclistes s'épilent les jambes et c'est un peu à la mode cette chasse au poil chez l'homme. Il est d'ailleurs écrit dans le descriptif "pour toutes les parties du corps". Mmmmm... je sais pas vous, mais moi, un homme épilé tout partout, ben ça me ferait peur/rire.

n°2 le super glamour Coupe-Poils de Nez et Oreilles de Babyliss. Juste en dessous de la photo de Dereck. C'est à vous dégoûter de trouver cet homme sexy. Parce que depuis que j'ai vu ça, j'imagine Monsieur devant la glace de sa salle de bain à la chasse au poil de nez. Glamour à souhait. De quoi accéder à mon fantasme d'avoir deux salles de bain, une pour lui, une pour moi. Comme ça Il peut, se gratter les fesses, se tritouiller ses points noir, mettre des poils partout et moi, je peux mettre des jolies bougies, entreposer joliment mon maquillage, me faire des masques etc...

N°3 le Déo Control Poudre de Scholl. Dans le descriptif il nous est fait mention d'"odeurs unique en son genre". Miam non ?

Alors je ne sais pas si ce genre de pub attire les hommes qui ont des odeurs unique en leur genre ou des poils de nez qui ont besoin d'être coupé de manière circulaire, mais il est évident que pour une femme, ce genre de chose tue complètement le glamour !

Alors me direz-vous, et les pub pour les tampons c'est glamour peut-être ? Je vous demanderai en guise de réponse de bien vouloir regarder les photo ci-dessous...

Pub faites par des hommes pour vanter les mérites d'un rasoir. Ils sont tellement photoshopé qu'on dirait des bébés, ils ont l'air d'andouille pis... c'est qui le type de droite ?





Cette fille est probablement photoshopée, mais on s'en fou parce qu'on le voit pas, elle n'a pas l'air d'une andouille, elle n'est pas connue, mais elle sait très très bien vendre des serviettes hygiénique non ?



Au final, messieurs du marketing pour homme retenez deux choses... les filles elles s'en foute de voir Federer vendre un rasoir, de savoir que les hommes ont des odeurs particulière. Elles veulent du glamour... Comment ? Vous vous en foutez, ça s'adresse aux hommes... C'est qui qui va faire les courses en général ?

mardi, septembre 08, 2009

Coastal Sents...






Ça fait un petit moment que j'en ai envie... que je la regarde de loin... et puis d'un peu plus près... du coup lorsque Miss L. en a eu envie aussi, ben j'ai craqué... A moiiiiiii la palette Coastal Sents !!!

Voilà donc quelques essais réalisés ce soir et je ne compte pas m'arrêter là. Je vais pouvoir m'amuser à illuminer un peu le bleu terme de mes yeux.


P.S. : cliquer sur les photo pour agrandir...

dimanche, septembre 06, 2009

vendredi, septembre 04, 2009

Toujours, toujours, oui, toujours être copain avec le paysan...

Lorsque je suis arrivée dans mon village, la première personne que j'ai rencontrée était le paysan. Un type un peu bourru, très bavard, un peu vantard, mais très sympa. J'ai accroché tout de suite et j'étais ravie lorsqu'il me parlait des "cons de citadins" qu'il ne m'inclue pas dans ce groupe. Bon, il faut dire aussi que la première question qu'il m'a posée a été : "tu es Suisse ?", lorsque je lui ai dis que oui, lui et moi, on est devenu copain. Non, malgré ce que vous pouvez penser, il n'est pas raciste, parce que des qu'il y a un étranger dans le village, il se précipite pour discuter et je ne l'ai jamais entendu dire de méchanceté sur les "non-suisse".

Bref, dans mon village, on a tout intérêt à être copain avec lui. Parce que si tu n'es pas copain avec lui, tu risque de voir tes plantes mourir sans raison (parce que la nuit il vient faire pipi dessus), tu risques des oppositions à la construction de ta maison, de te faire insulter et j'en passe...

Pour l'instant, j'habite à côté de son tas de fumier, et tout les jours, avec Mr E. on va faire coucou au vache et on discute un peu. Comme je n'ai en tête que mon déménagement future, on a un peu discuté de ça hier. Et ben ça m'a fait beaucoup de bien, j'ai entendu des mots comme "connard, dégueulasse, il ne l'emportera pas au paradis et celui-là, je vais le faire chier". Ben oui, lui aussi avait déjà eu à faire à mon propriétaire, qui semblait ravi de vivre à la campagne, mais n'en supportait pas les inconvénients (l'odeur des vaches, les cloches des vaches, les bouses de vaches) et ils avaient donc déjà échangés de fort jolis mots vous vous en doutez. Con de citadin !

J'adooore mon voisin et je me réjoui d'avance de voir emménager le futur locataire.

Signé : M.Pops, la peste...

mercredi, septembre 02, 2009

The Ghost and Mrs Muir...

Mr J. et moi avons un point commun, le cinéma. Et comme je suis à des années lumières de ses connaissances, il me fait souvent découvrir des films que je ne serais pas allée chercher toute seule. Le dernier en date ? The Ghost and Mrs Muir, n'allez pas chercher dans les sorties du mois, ma maman avait 5 ans quand ce film est sorti.

Lorsque Mr J. m'en a parlé, il a utilisé des termes qui ne pouvaient que me séduire : poésie, magnifique, fantôme, amour. Bref, je pensais voir un film bien fleur-bleue, youhouhou, sortez les Kleenex.

Et bien non. Pourtant, tout est là pour nous tirer les larmes et nous faire un film bien kitch, un Ghost des années 40. Mrs Muir, veuve depuis 1 an cherche une maison pour emménager avec sa fille et sa "bonne". Elle trouve son bonheur dans un vieille maison hantée par un Capitaine. La suite, on pourrait presque la deviner. Il se découvre, une petite embrouille pour faire passer le temps et hop, on emballe tout ça à la fin dans un joli noeud rose pour que tout le monde soit content. Et bien non, non, non, on parle d'un film de 1947, pas d'une comédie romantique des années 80-90. Nous n'avons pas non plus à faire à un film lourd, ou on attends le baiser final pour être content, non, ce film, distribue des petites perles qui nous porte jusqu'au générique de fin sans jamais s'alourdir.

Ce film est une petite merveille. A ceux qui comme moi aiment les belles histoires d'amour portée à l'écran par d'autres actrice que Meg Ryan, jetez-vous sur ce film. C'est tendre, c'est poétique, c'est un vrai moment de bonheur dont on ressort heureux.

mardi, septembre 01, 2009

J'angoisse...

Ben voilà... il fallait bien que ça arrive un jour, ma bulle tremble. Heureusement pour moi, ce n'est pas les occupants qui sont touchés, mes les mûrs.

Lorsque Mr E. est né, nous étions bien à l'étroit dans la bulle précédente, nous devions donc trouver une alternative. Heureusement (malheureusement en fait) pour nous, un voisin nous a gentillement proposé de nous prêter la sienne pour un temps. Il nous a assuré que nous pourrions rester aussi longtemps que possible, que lui, il en avait rien à fiche de cette bulle parce qu'il en avait une deux fois plus jolie ailleurs. On a quand même insisté sur le fait qu'on voulait une bulle pour longtemps et lui a insisté sur le fait qu'il n'y avait pas de problème.

9 mois plus tard, ou on achète ou on déménage ! Il nous demande de partir pour installer son fils dans cette bulle ou alors de lui acheter la maison à un prix indécent. En plus d'être franchement dégoûtée par son comportement, il faut maintenant que nous trouvions une autre bulle. Alors oui, nous avons 1 année pour trouver une autre bulle, mais dans un petit village comme le notre c'est pas facile.

Je n'ai pas envie de partir du village parce que j'y suis enfin bien. Parce que Miss A. vient de commencer ici l'école alors qu'on s'est cassé les pieds pendant 2 ans avec le bus. Parce que j'y ai des amis auxquels je tiens. Et parce que je veux pas partir tout simplement.

Du coup, comme je suis du genre obsessionnelle, je ne pense qu'à ça, je ne rêve qu'à ça. Je nous imagine donc à la rue, ou dans un tout petit studio dans un immeuble pourri avec des voisins cons et je ne vois que le côté négatif des choses.

Pour la première fois de ma vie, je me sentais bien à quelque part, nous avions la chance d'avoir un joli chez nous, d'y vivre seul, sans voisin, sans moisissures, sans problèmes.

Une chose est sûre, la location, c'est fini pour nous, marre des propriétaires qui ne respectent pas leur locataire.

Voilàààààà c'était le poste qui fait du bien, ou je raconte rien de particulier mais ou j'expose mes misères...

vendredi, août 28, 2009

Bienvenue dans ma bulle...

Je viens de passer 2 heures dans les bouchons à imaginer le texte qui va suivre. Deux heures à retourner mes phrases, à tenter de trouver le mot juste pour en arriver à la conclusion suivante, j'ai un nouvel ami.

Je vous imagine bien sourire derrière votre ordinateur, en vous disant que ce fait n'a rien d'exceptionnel. Et ben pour moi, ça l'est.

Voilà plus de 4 ans maintenant que nous faisons connaissance. Tout a commencé pour une bête histoire de photo sur un site internet et a continué avec beaucoup d'échange de messages. Et puis, comme nous n'habitons pas le même pays, je suis allée à sa rencontre. C'était un pas difficile, je n'en ai pas dormis pendant 2 nuits et j'ai même recommencé à fumer. J'avais cette peur du "ça col pas". On peut parler des heures et des heures avec des gens sur un chat et n'avoir plus rien à se dire lorsqu'on se retrouve. Mr J. (oui, il a droit au Mr, maintenant qu'il est dans ma bulle) faisait partie de ces gens qu'on a pas envie de décevoir et pas envie de perdre. Alors c'est la boule au ventre que je l'ai découvert. Et en une fraction de seconde, tous mes doutes se sont envolé. Je vous épargnes les détails de ses 4 dernières années pour en revenir à ses trois derniers jours.

Mr J. un jour m'a dit qu'il viendrait bien me trouver, et c'est ce qu'il a fait. C'était sa décision, il en avait donc envie et pour moi, ça signifiait énormément. Et puis, j'ai eu un petit sentiment de panique. Il allait rencontrer non-pas M.Pops la bloggeuse, papoteuse et j'en passe, mais mon univers. Je devais, lui ouvrir ma bulle et j'ai eu peur. Peur qu'il ne me retrouve pas dans mon univers, peur qu'il découvre des choses qui ne lui plaise pas, peur de le faire entrer dans ma bulle.

Il y a passé 3 jours, aux termes desquels, j'ai eu l'impression de lui avoir définitivement montré qui j'étais. On a beaucoup parlé, j'aurai eu encore des milliers de choses à lui dire, j'aurai vous qu'il m'en dise de milliers aussi, pas de silences gênants et tout m'a semblé très naturel.

J'ai pris conscience de ma chance, lorsqu'il est parti et que je suis partie sans me retourner. J'avais un noeud dans la gorge et lorsque je me suis assise toute seule dans la voiture, j'ai pleuré...

mardi, août 25, 2009

Comment une ménagère fait la guerre...

C'est L. qui m'a donné l'idée de ce post. Elle avait l'air de trouver ça tellement drôle que je me suis dit qu'il fallait que je l'écrive pour me rendre compte des éléments comique de cette histoire. Parce que moi, sur le moment, j'ai pas rigolé du tout, du tout.

Certains le savent déjà, j'ai de méchante bêbête dans mon chez moi. J'en trouve à peu près une par jour, et quand la bêbête mesure minimum 8 cm de diamètre et court aussi vite qu'un Léopard, ben moi, je fais pas la fière.

Vers 1h00 du matin, je suis allée me préparer pour aller dormir. Je me suis donc dirigée vers la salle de bain et j'ai soigneusement fermé la porte pour ne pas réveiller Miss A. et Mr E..

Depuis que j'ai lu un texte sur les araignées disant que les tégénaires sont adepte des baignoires, j'ai le réflexe de regarder dans ma baignoire pour être sûre de ne pas avoir de surprise. Je fais ça en général pendant que je prépare ma brosse à dent. Ensuite, je me brosse les dents et comme c'est une tâche difficile à 1h00 du matin, je m'assieds sur le rebords de la baignoire. Et c'est à ce moment là, que j'ai remarqué Mme Tégénaire devant la porte fermée. Ma salle de bain m'est tout à coup apparue toute petite. J'étais seule, à pied nu, sans armes face à un truc poilu qui heureusement, ne bougeait pas. Après avoir mentalement fait l'inventaire de mes armoires, je me suis rendue compte, que je n'avais pas d'arme à part le balai brosse pour nettoyer les toilettes... et là... faut pas déconner, même une araignée ne mérite pas d'être écrasée par un balai brosse. La chance (la mienne, pas la sienne) a voulu qu'elle se déplace un tout petit peu et que son mouvement me permette d'ouvrir la porte. Il m'aura fallu bien 10 minutes avant d'oser le faire. Une fois dehors, je suis allée chercher la tapette. J'ai chaussé mes pantoufles, parce que pour une raison étrange je n'aime pas me retrouver pieds nus devant une araignée, et un verre pour lui jeter dessus au cas ou je n'arrivais pas à l'atteindre avec la tapette. Cette coquine s'étant posée dans un coin, j'avais plusieurs options pour m'en débarrasser et toute complètement bancale.

Option n° 1 Donner un violent coup de tapette :

- Avantages : La tapette est fatale et vu la force avec laquelle je l'utilise, il n'y a aucun doute là-dessus. Je reste loin de l'araignée.

- Désavantages : L'araignée se trouvant dans un angle, il y a de forte chance pour que la tapette se plie et qu'elle n'atteigne pas cette dernière, induisant la fuite du monstre.



Option n°2 Un bon coup de bout de pantoufle :

- Avantages : Je suis sûre de l'atteindre dans coin avec le bout.

- Désavantages : Je vais la faire glisser tellement fort que je vais me péter les ongles contre le carrelage. Je suis beaucoup trop proche.



Option n°3 Lui poser un verre dessus :

- Avantages : Je ne passe pas pour un assassin

- Désavantages : Mon récipient semble trop petit pour faire rentrer toute l'araignée dedans. Et si l'araignée elle a suffisamment de force pour faire bouger le verre en plastique et s'enfuir avec. Et bordel, je suis franchement trop proche !

Devant ma porte, une pantoufle dans la main droite, l'autre au pied, une tapette dans la main gauche et un verre à dent en plastique posé tout près au cas ou, je révise mes options.

Au bout de quelques minutes ou je sue à grosse goutte, je décide d'opter pour la solution numéro 1. Au moment ou mon arme s'abat sur l'animal avec un grand "Clac", Miss A. s'exclame : "c'était quoi maman, c'était quoi ? Elle était grosse ?". Tremblotante, je me retourne pour lui dire que ce n'est rien et c'est là, que je réalise que pendant les 45 minutes qu'a duré cette aventure, j'ai gardé ma brosse à dent dans la bouche.

Cette fois, je n'ai plus de doute, je suis arachnophobe.



P.S. : Pardon aux amis des animaux qui doivent probablement trouver mon texte atroce, je me défendrai en répondant que l'araignée est le seul animal que je ne sors pas de la maison. Il s'agit sincèrement d'une peur que je ne peux pas contrôler.

lundi, août 24, 2009

Google Street View OMG !

Dans ma radio, on ne parle quasiment plus que de ça : "les victimes de Google Street View".

Rendez-vous compte, il y a des photos d'humains dans Google Street View, c'est affreux, ont peu même les reconnaître, zoomer dessus, leur dessiner des moustaches, ah non, ça on peut pas, mais se serait fun, quoi qu'inutile... Mais je m'égare. Je disais donc, faites gaffe, cher adepte de la toile, vous pouvez à l'insu de votre plein gré vous retrouver sur google street view. Le monde est en émoi, c'est certain.

Mais, reprenons les choses du début pour bien comprendre l'horreur de la situation, qui n'est pas forcément là, ou elle devrait être selon moi.

Il a donc été mis à disposition du public : "google street view", qui faut bien le dire est assez époustouflant. Tout le monde a tapé le nom de sa rue, c'est émerveillé, a rigolé de voir sa voiture ou son voisin et c'était plutôt fun. Sur ce, est arrivé monsieur gros avocat qui pue et qui a envie de s'en mettre plein les poches sans rien faire et qui a dit "Ah mais ça, c'est une atteinte à la vie privée". Pourtant, google, il avait dit, n'hésitez pas à nous informer en cas de désaccord. Mais Monsieur l'avocat ne le voyait pas de cet oeil là, il avait trouvé le bon filon. Alors, il a commencé à se faire remarquer, à en parler à la radio, à la télévision, il a commencé à faire peur aux gens en inventant des excuses débiles comme le droit à l'image.

Oui, bon, c'est vrai on a le droit à l'image et c'est bien d'avoir son mot à dire. Malgré tout, j'aimerai savoir sur les plaignants de se droit à l'image combien il y en a qui ont un compte Facebook, avec la photo du petit dernier, de pépé, de mémé, des copains, etc... Hein ? Combien qui s'en fiche complètement que Facebook utilise les photos, mais là on s'en fou, parce que Facebook ça ramène trop de sous pour qu'on s'y attaque.

Et ceux qui n'ont pas Facebook me direz-vous ? Ben ils vivent dans leur environnement tout simplement. Du coup, si la voiture google, les a vu, les automobilistes suivant les ont vu aussi, comme les éventuels promeneurs, chien, chat, oiseaux et compagnie. Oui, madame et monsieur, quand tu sors de chez toi, il y a des gens qui te voie. C'est fou non ?

Bon, maintenant on arrête ses bêtises hein et on arrête de donner nos sous à ceux qui en ont déjà bien trop et qui abuse de notre "naïveté" et on les gardes pour nous pour s'acheter des lunettes de soleil ou une jolie haie pour se cacher derrière ok ?

jeudi, août 20, 2009

Mon cauchemar canadien...

Non, non, je n'ai rien contre le Canada, bien au contraire. C'est les "repas canadiens" qui me posent problème. Vous savez ses réunions ou tous le monde amène un petit quelque chose à grignoter et que tout est mis en commun sur une table. Ben moi, c'est mon cauchemar et je commence à en avoir honte.

Là ou les autres voient convivialité, simplicité et bonne franquette, lorsqu'on me dit, on fait un "repas canadien" je ne vois
qu'horreur. Je demande donc instinctivement la liste des invités pour savoir :

1. Qui sont les invités susceptible de faire faire leur petite contribution par leurs enfants au nez dégoulinant de morve et aux doigts pleins de bave.

2. Qui sont ceux avec lesquels je ne pourrais pas manger une fondue, parce qu'un jour de les ai vu se gratter les fesses, se mettre le doigt dans le nez, avoir les cheveux gras, ne pas se laver les mains après avoir fait pipi ou que
sais-je.

3. Qui sont ceux qui ont des animaux (
j'adoooooore les animaux hein, là n'est pas la question) et qui seraient susceptible de mettre la gamelle de ces adorables choses dans le lave-vaiselle ou de faire lécher leur doigts à leur animal de compagnie pendant qu'ils cuisinent ou le plat.

....

La liste est longue, je vais vous épargner.

Cette petite psychose me pourrit passablement la vie. Je passe pour quelqu'un que je ne suis pas et je n'ose même pas imaginer ce que vous avez pensé de moi en lisant ces quelques lignes. Mais je ne peux rien faire pour lutter, c'est plus fort que moi.

Pourtant j'aime l'idée du partage, et du bon repas. J'aime moi aussi m'amuser a faire des petites choses pour offrir et voir le plaisir qu'elles provoquent quand on les dégustent. Mais lorsque je les fais, je sais que je me suis lavé les mains 15 fois (minimum) que ma cuisine était propre lorsque j'ai commencé, que j'ai utilisé un linge qui n'a pas été lavé avec des culottes et qui a fait un long cycle à 95°C pour être tout bien tout propre, que mes cheveux ne soient pas en contact avec ce que je cuisine et que si d'éventuelles petites mains venaient m'aider, elles seraient soigneusement lavées et qu'en cas de contact avec autre chose que de la nourriture, elle retournerait faire un tour sur la case lavage.

Je suis la personne la plus bordélique que la terre ait portée, j'ai toujours un truc qui traîne, je peux rentrer chez moi, mettre mes chaussures à droite, poser ma veste à gauche et m'asseoir pour boire un thé sans être
traumatisée par le fait que ce ne soit pas rangé (ce qui désespère Mr Pops). Et pourtant... je stresse lorsque quelqu'un me demande de goûter ce qu'il a fait avec amour...

mardi, août 18, 2009

Mot d'enfant...

Alors que j'étais entrain de regarder la collection automne-hiver de lingerie avec des mannequins toutes plus belle les unes que les autres :

Miss A.
- Maman, c'est jôoooli.

M.Pops
- Oui hein !

Miss A.
- Bon ben faut que tu cherches pour les grosses fesses alors maintenant.

*padam pchiiiiiiii*

samedi, août 15, 2009

Madame, voulez-vous prendre pour époux X ici présent ? ... Non

Hier soir, j'ai eu une discussion fort intéressante avec Mr M. sur les relations hommes-femmes. Après avoir raccroché, je me suis mise à penser aux discussions que j'avais lorsque j'étais à l'école. Le 90% des filles de ma classe rêvaient du prince charmant, de vivre dans un château et tout ça, avec des enfants s'il vous plaît.

Et puis me voilà 15 ans plus tard à discuter avec mes amis célibataires qui n'ont plus du tout les mêmes désirs. Beaucoup plus individualiste, les filles n'ont plus envie de laver les chaussettes de leurs hommes. Etrangement elles ne voient que le côté "chaussette" et pas du tout les aspects positif d'un engagement. Elles n'ont pas envie qu'on entravent leur liberté. Et chose surprenante, les garçons me parlent de relations sérieuses, mariage, enfants, la totale !

On pourrait tracer une ligne rapide, faire de la psychologie à deux balles et se dire que finalement, les filles ça sait se débrouiller tout seul alors que les garçons ont peur d'être seul. Mais non. Messieurs, vous n'êtes pas tous des fils à maman j'en suis bien consciente ne vous énervez pas.

Alors on mets ça sur le dos de qui ou de quoi ? Du féminisme ? De l'envie d'être femme avant d'être épouse et mère ? Une forme de rébellion ? De l'évolution sociale de la femme ?

La seule chose qui revient finalement, c'est la privation de liberté. Je viens de passer la moitié de ma vie avec Mr Pops et j'espère bien que ça va continuer longtemps. Je ne me suis jamais sentie emprisonnée, coincée et privée des mes libertés. Il me laisse m'embarquer dans certains délires, et finalement est très peu présent dans ma vie sociale.

Donc là aussi, on peut faire un raccourci psychologique rapide et se dire que finalement, le gros problème que nous rencontrons tous, c'est la confiance. Comment réussir actuellement alors qu'on se fait souvent marcher sur les pieds, qu'on doit défendre constamment nos compétences qui sont remises en question par des hommes. Comment, faire confiance à la gent masculine ?

Alors je n'ai pas la réponse, comme d'habitude, je ne fais que de me poser encore plus de questions. Mais ce que je remarque sur ces célibataires, c'est que malgré tout, ils en parlent beaucoup de leur célibat et des fois, ben ça leur pèse bien fort sur le coeur, qu'il soit homme ou femme. C'est donc qu'il reste un espoir non ?