lundi, novembre 30, 2009

souvenirs, souvenirs...

Il y a des gens qui, lorsqu'il s'en vont, font ressurgir une foule d'émotions et de souvenirs. Malgré le fait que nous ne nous sentions pas proche, que nous n'avons pas tout partagé ensemble, le pincement au coeur se fait et les larmes coulent.

Dimanche après-midi, j'ai reçu la triste nouvelles du décès de ma grand-mère. A l'annonce de ce départ, j'ai, pour la première fois réagi très froidement. J'ai demandé des nouvelles de mon père, si tout le monde gérait ça bien et puis j'ai raccroché. Toujours aussi froide, j'ai annoncé la nouvelle à Monsieur Pops qui est venu me prendre dans ses bras. Je n'ai pas compris pourquoi, finalement, je ne me sentais pas triste.

Et puis, je me suis replongée dans mon travail et là, les souvenirs, les odeurs, les anecdotes et ses sourires me sont revenus d'un coup. Le souvenir de ses vacances en Espagne ou nous passions 1 mois chez elle. Elle nous choyait, nous glissait quelques sous par-ci, par-là pour une glace ou un cadeau et nous regardait partir du haut de ses 1m50. Elle m'a toujours fait penser à ses petits nains de la forêt un peu bougon mais avec un coeur gros comme ça. Par la faute de mes parents, qui n'ont pas voulu me parler, ni m'enseigner l'espagnol, je n'ai jamais pu discuter avec elle comme je l'aurai voulu. Je me souviens que, petite, je me suis retrouvée seule avec elle dans la cuisine. Ayant très soif, j'ai tenté de lui expliquer que je voulais un verre pour me servir. Ces derniers se trouvant à côté du Chorizo, à chaque fois que je tendais le doigt, pour lui faire comprendre, elle me coupait un morceaux de chorizo. J'ai encore le souvenir de ma gorge, piquant à cause du chorizo et de mon désespoir face à son incompréhension.

Malgré le fait que nous ne nous parlions pas, chaque année, je lui ai envoyé un carte à Noël. Et puis, elle a fait un geste qui a signifié énormément pour moi et qui m'a permis de me rendre compte que je n'étais pas une étrangère à ses yeux lorsqu'elle a fait le voyage, en voiture (24h00) pour être présente lorsque j'ai dit "oui" à Mr Pops.

Tout se passait dans nos yeux, elle ne savait pas grand chose de moi, je n'en savais pas plus sur elle, mais entre nous, il y avait de la tendresse. Et aujourd'hui, ce sentiment me tient chaud. Je ne me sens pas déchirée ou attristée, je fais ressurgir de très beaux moments et ça me fait un coeur gros comme ça.

mercredi, novembre 25, 2009

La grippe...

Il est en ce moment impossible d'avoir une discussion sans évoquer à un moment ou à un autre, la fâaameuse grippe. Et chacun à son avis, chaucun à entendu quelque chose de différent, il y a autant de conduite à tenir et règle à respecter qu'il y a de discussion. Sans qu'aucun d'entre n'ait finalement l'impression d'avoir une version juste.

Ainsi, lorsque mercredi passé mon médecin me creusait le talon à la recherche d'une épine, il me demandait si j'avais mal. Je lui ai répondu qu'il n'avait pas de soucis à se faire et que je n'allais pas hurler et faire fuire ses patients. Et c'est sans réfléchir qu'il a lâché un "rhaa si seulement certains pouvaient fuire !". M'étonnant de sa réaction, nous avons tout naturellement avons évoqué la grippe. Ce dernier me disait qu'il avait du boulot par dessus la tête, que la plus part de ses patients refusaient d'être vacciné par peur, et que même si ils voulaient être vaccinés, il ne pourrait pas répondre à la demande parce qu'il n'a pas réussi à obtenir les vaccins pour rupture de stock. Le matin même, j'entendais à la radio qu'un bébé était mort de la grippe et que la recommandation de vaccination ne se limitait plus au personne à risque, mais à toute la population. Annonçant ceci à mon médecin, il a fortement soupiré en me disant que tout ça était vraiment de la folie et a spécifié que le bébé décédé avait une déficience cardiaque, ce qu'aucun des médias que j'ai lu, vu ou entendu n'a spécifié bien sûr !

Sortie de son cabinet, j'étais convaincue de ne pas me faire vacciner. Samedi matin, Miss A c'est présentée fiévreuse à la table du déjeuner. La pauvre avait bien mauvaise mine, avec le nez qui coule et la toux. Sachant que ses poumons sont sensibles il m'est apparu utile d'appeler les urgences pour me renseigner sur la conduite à tenir.

- "Mais madame, ce n'est qu'une grippe, donc soigner la comme telle ! Nous ne pouvons rien faire d'autre."

En m'indiquant tout de même qu'en cas de difficulté respiratoire, je devrais immédiatement me rendre chez eux. Mais si il n'y avait pas d'évolution de la situation, on m'a prié de bien vouloir rester à la maison avec tous les membres de ma famille et de ne sortir que couvert d'un masque.

Lundi, mon adorable voisine venue m'apporter les devoirs de ma fille , (même malade en première primaire il faut rattraper les bricolages !) m'annonçait que son petit bout n'était pas bien lui aussi. Ne sachant pas si elle devait garder son plus grand à la maison pour éviter de contaminer les autres, elle a appelé les urgences. Ces derniers lui ont indiqué que non, finalement ont arrive pas à contenir cette grippe donc il fallait vivre normalement, telles étaient les nouvelles directives.

Et pendant ce temps, dans les média, ont nous dit de porter des masques, de rester à la maison, de se faire vacciner, mais encore une fois, la réalité est tout autre et ont préfère être alarmiste plutôt que rassurant ou de simplement avouer qu'on ne sait pas.

En attendant, c'est les médecins qui doivent faire face aux 1000 appels par jour de patients paniqués au moindre petit symptôme, mangeant ainsi, l'espace aux vraies urgences. Et c'est Roche qui s'en mets plein les poches grâce à la peur entretenue par les média.
Et ont s'étonne que les plus paranoïaques d'entre nous puissent penser que tout ça n'est rien d'autre qu'un complot des industries pharmaceutique !

Un peu d'honnêteté dans ce monde ne lui ferait définitivement pas de mal...

vendredi, novembre 20, 2009

J'aime ou j'aime pas...

Parce que j'aime beaucoup le principe du j'aime/j'aime pas sur Facebook, parce que James dans son commentaire m'a un tout petit peu soufflé l'idée, parce que je me suis cassé les pieds à savoir ou coller le texte HTML (parce que ça pouvait pas marcher avec un simple clic bien sûr !), voici sur ce blog, fraîchement installées, les cases J'aime/J'aime pas/Bouh !

Alors vous aimez ou pas ?




EDIT : Je suis pas sûre des libellés... si vous avez des idées pour remplacer le "j'aime", "j'aime pas", n'hésitez pas ;)

jeudi, novembre 19, 2009

Matrix à la russe en noir et blanc ?

Ça donne ça :

mercredi, novembre 18, 2009

Pour ou contre les Minarets ?

Le 23 novembre prochain, les suisses vont devoir voter Pour ou Contre la construction de Minaret sur le sol Suisse.

Moui... j'aime bien avoir mon mot à dire sur tout et sur rien, mais là, je reste perplexe. Comme d'habitude, l'UDC est heureuse de nous faire de belle affiche, façon propagande :


Mais n'a finalement pas de très grands arguments pour justifier sa position. Pour les autres, tous prônent la tolérance et sont contre cette interdiction.

Et moi dans tout ça ? Je me demande pourquoi, il faut créer une loi pour la création de minaret, ensuite quoi ? Une loi pour les temples chinois, bouddhiste, etc... Une religion ce n'est pas un bâtiment non ? Et puis, les musulmans assurent qu'il n'y aura pas de Muezzin pour faire l'appel à la prière. Le minaret étant conçu pour cette utilisation à quoi va donc servir le minaret ?

Parfois je ne comprends pas cet acharnement à tout vouloir légiférer. Dans la mesure ou il y a des églises qui tous les dimanches matin et lors de certaines occasions font appel à leurs fidèles en faisant sonner leur cloches, pourquoi, les autres religions n'auraient-elles pas le droit d'en faire autant. Il suffit pour cela de faire simplement une demande à la commune et de laisser les habitants de cet endroit faire opposition si ils ne sont pas d'accord. Si, comme nous aimons tous à le prétendre, nous ne sommes pas raciste, antisémite et politiquement correcte, il ne devrait pas y avoir de problème Non ?

Malheureusement, ce n'est pas le cas. Lorsque je faisais part de mon incompréhension face à ce projet de loi à Mr Pops, il m'a fait la réflexion suivante : "En soit, ce n'est pas le minaret qui pose problème, c'est simplement que beaucoup n'osent pas avouer qu'ils n'aiment pas les musulmans !". Et c'est finalement ça qui fait que je me sente aussi mal à l'aise devant cette votation, parce que j'ai l'impression qu'on me demande si j'aime ou non les musulmans et comme je déteste faire d'un cas une généralité, et bien je n'ai pas envie de voter.

jeudi, novembre 12, 2009

Petit poisson cherche une nouvelle maison...

Comme le dis la chanson : "A dix-huit ans j'ai quitté ma province, bien décidée à empoigner la vie". Je vivais à lors, dans un petit 2 pièces défraîchit, sans four, avec seulement 2 plaques électrique, au bord de la route.

Comme il se doit, j'ai choisi un plus grand bocal quelques mois plus tard et j'emménageais avec Mr Pops. Un appartement neuf, dans le sous-sol avec de l'herbe à la hauteur des fenêtres et une charmante voisine qui à chaque fois que nous arrivions à la maison fatigués d'une dure journée de labeur avec l'intention d'avoir la paix, venait nous parler de ses soucis de voisinages. Ainsi, sachant que Mr Pops travaillait dans l'informatique elle nous a demandé de bien vouloir l'aider à rédiger des courriers, d'essayer de hacker l'agence immobilière pour savoir combien les autres locataires de l'immeuble payaient, etc.. etc... Malgré le fait que nous lui disions que nous ne voulions pas être mêlé à ce genre d'histoire et parfois, nous sommes même restés silencieux avec l'espoir que sans répondant elle finirait par se lasser de s'entendre jacasser et de partir, elle revenait encore et encore. Et un jour, le malheur c'est abattu sur nous lorsqu'elle a croisé mon frère. Elle l'a reconnu ! Ce dernier travaillant dans l'entreprise de mon père et cette dernière ayant eu affaire avec lui, elle était heureuse de savoir de qui j'étais la fille et moi malheureuse de ne pas pouvoir la semer le jour ou nous déciderions de quitter notre appartement.

2 ans plus tard, les parents de Mr Pops, nous offraient un magnifique appartement au premier étage de leur maison. Avec soin, ils nous ont fabriqué un joli nid ou nous avons été heureux quelques années. Malgré les visites répétées de la charmante voisine... grrrrrrrr.... Et puis, ce bocal là est devenu trop petit, alors nous avons cherché une pièce supplémentaire.

Nous avions trouvé un appartement à la dernière minutes, 2 semaines avant la venue de Miss A.. Le temps d'aménager tout ça, pouf, nous ajoutions un poisson dans le bocal. Bocal qui n'était apparemment pas étanche. Au bout de 6 mois, de la moisissure a commencé à pousser sur le mur du salon. Lorsqu'il pleuvait, de l'eau sortait du sol de la salle de bain, nous étions bien malheureux dans ce bocal là. Alors encore une fois, on a cherché un autre bocal.

Et nous avons trouvé un énorme 5 pièces dans une vieille bâtisse. Le propriétaire nous ayant promis de faire quelques travaux pour que nous puissions être plus à l'aise dans l'appartement, nous avons accepté d'y déposer nos valises. Sa charmante femme c'est amusée à faire la peinture et a probablement dû peindre les mûrs avec la boîte de 12 couleurs de son fils, les fenêtres n'ont jamais étés changées et les travaux promis n'ont jamais été effectué. Résultat, nous n'osions pas ouvrir certaines fenêtres de peur de les briser, elles tremblaient chaque fois qu'un camion passait sous la fenêtre et nous avions des souris. Au moment ou nous envisagions de faire des travaux nous même pour nous sentir mieux, Miss A. a eu de gros problème pulmonaire. Après 1 an d'aérosol, de crise d'asthme et d'inquiétude, nous avons découvert que cette dernière était allergique aux chats, aux chevaux et aux acariens. Manque de chance, nous vivions sur des écuries, la propriétaire avait un chat et l'appartement trop vieux était impossible à traiter contre les acariens. En urgence, nous déménageons chez beau-papa et belle maman Pops.

Après 5 mois dans un petit studio à vivre les uns sur les autres, nous trouvons un petit trois pièces. Allez, on fera avec, au moins il semble sain, il y a un balcon et le quartier est sympa. 2 mois plus tard, le mur du corridor bulle (?), étrange... 1 mois plus tard, la peinture tombe... 2 semaines plus tard, il y a des traces de moisi sur le mur et le propriétaire tarde à refaire le mûr. Et puis, il y a un autre petit poisson qui va nous rejoindre... alors qu'est-ce qu'on fait ? On cherche un autre bocal...

Ce bocal là, n'a pas de problème d'humidité, il a été refait à neuf, il est ce que nous recherchons, on est heureux.... la suite, vous la connaissez, 9 mois de bonheur et puis pouf, soit on achète soit on dégage...

Alors la location, on a décidé que c'était pas pour nous, on c'est dit qu'on allait devenir propriétaire.

Mais allons nous pouvoir trouver le bocal qui va nous convenir ?

dimanche, novembre 08, 2009

Un peu d'humour...

pour célébrer la réforme de la santé américaine :


http://www.youtube.com/watch?v=B98muhufAGE

mardi, novembre 03, 2009

Mary teste la migraine ophtalmique

Hier, alors que je partageais mon repas avec Miss A, Miss Ah, et Mr E et que nous débattions sur la quantité de sucre à mettre sur nos crêpes m'est apparu une tâche sur le nez de Miss A. Un peu comme lorsque l'on est ébloui et qu'ensuite lorsqu'on ouvre à nouveau les yeux on a l'impression que l'image est restée imprimée sur la rétine. Tiens ? étrange me suis-je dis... Et puis, cette tâche c'est transformée en flash lumineux et en l'espace de 10 minutes, j'avais perdu ma vision périphérique. Lorsque je regardais Miss A et Miss Ah assise côte à côte, je ne voyais que Miss A.




Vous comprendrez donc que j'ai un tout petit peu commencé à paniquer. Mon coeur battant la chamade, nauséeuse et inquiète j'ai appelé mon ophtalmo. L'assistante après avoir entendu mon histoire m'a de suite conviée à me présenter le plus rapidement possible au cabinet.

Branle bas de combat, il me fallait trouver un endroit sûr pour chacun des p'tits bouts qui se trouvaient présent et quelqu'un pour conduire et faire tout ça dans le calme le plus absolu, histoire de ne traumatiser personne. Heureusement, j'ai la chance d'être bien entourée et je n'ai pas eu trop de difficultés à trouver des personnes de confiance.


Assise dans la voiture ma vision semblait s'améliorer (je commençais à me rendre compte de la conduite fort surprenante de mon chauffeur) arrivée chez l'ophtalmo, j'avais retrouvé une vision normale, mais commençais à avoir un sérieux mal de tête qui pointait le bout de son nez. Très inquiète sur le diagnostique (je me voyais déjà aveugle ou mourante d'un embolie cérébrale) Mme l'ophtalmo à tout de suite su me rassurer. Bref, c'est pas sympa à vivre, mais au moins, c'est pas grave.

Maintenant il va falloir que je m'occupe un peu de la cause de cette migraine parce que tout nous porte à croire que cette migraine a été occasionnée par le stresse (sérieux ? :p). Bon d'accord monsieur mon corps, j'ai bien reçu le message, il va vraiment falloir que je trouve une solution pour dormir mieux et pour me débarrasser de mes angoisses...

Et moi qui me sentais super bien ces temps.... pffffffff... on est jamais tranquille !

4 jours en Ecosse (2)

Edimbourgh est une ville très surprenante. Si le tout semble parfois très gris et tristoune, quand on y regarde de plus près, il y a des perles d'architecture qui vous laisse sans voix (enfin, quand on aime la vieille pierre comme moi bien sûr). Et pour les gens, c'est la même chose. On a l'impression qu'ils sont bourrus et finalement, ils sont particulièrement respectueux et aimable.

Je regrette de n'avoir pas pu profiter de 2 jours supplémentaire pour tout voir et faire un peu plus de shopping. Cette ville est une tentation pour toutes les filles qui comme moi aiment faire des folies.

A ne pas faire avec des enfants, parce qu'à partir de 20h00 les enfants ne sont plus admis dans les lieux publique et surtout parce que même en pleine journée, il est formellement interdit d'entrer dans un pub avec des enfants. Alors pour flâner main dans la main avec son amoureux et faire ce que bon vous semble, cette ville est parfaite, mais avec des p'tits monstres, ça gâche un peu le plaisir.

Une chose est certaine... j'y retournerai...





lundi, novembre 02, 2009

4 jours en Ecosse... (1)