mardi, juin 19, 2007

Je suis vivant, vous êtes mort...

K. Dick est l'un de mes auteurs préférés. Découvert sur le tard, pour ma part, je n'ai pas encore lu la totalité de son oeuvre, mais suffisamment pour vous parler de son influence dans le monde du cinéma. Ce que je vais tenter de vous livrer aujourd'hui. Mais laissez moi quelques lignes pour vous présenter l'auteur des androïdes rêvent-ils de moutons électrique (Blade Runner), de Total Recall ou encore de Minority Report.

K.Dick est un auteur de Science-fiction et d'anticipation. Quoi que pour moi, l'anticipation prend beaucoup plus de place qu'on veut bien le dire. Il est de ceux dont leur vie fait partie intégrante de leur oeuvre. Ainsi, on le décrit fortement schizophrène, paranoïaque et toxicomane. Ce qui se ressent dans les livres que j'ai lu. Il est cependant à la tête de plusieurs romans qui ont révolutionnés le monde de la Science fiction. Dick est loin d'un Stephen King détaillant le moindre détail de l'univers qu'il crée. Il semble beaucoup plus précis sur le ressenti de ses personnages, se qui permet au lecteur de trouvé quelques affinités avec le personnage les rendant ainsi accessible et attachant. A ce jour, je n'ai rencontrer aucun personnage kdickien qui soit un héro. Non, ils souffrent souffrent de paranoïa, leur perception est erronée, ils sont égoïstes et perdu. Ils sont bien souvent lâche ou sous influence et tenteront de sauver leur fesses au lieu de sauver le monde. Ces romans suivent souvent le même schéma. Quelque soit l'environnement décrit, il pourrait se passer dans le futur, le présent ou le passé. Quand à l'évolution du personnage on va d'abord le découvrir dans un univers qui lui est rassurant mais dans lequel il ne se sent pas à ça place. Bien souvent, cette partie là, rempli les trois quart du roman ou de la nouvelle. Une fois que le lecteur est bien imprégné de tout cela, tout part en sucette très rapidement pour finir sur une note pessimiste. Mêlant ainsi réalité et fiction faisant perdre pied parfois au lecteur. Aussi sombre soit le final, il y a tout même une toute petite note d'espoir, comme si Dick espérait qu'un jour enfin quelqu'un l'écoute et que notre avenir pourrait être beau si on voulait bien y mettre du notre.

Sur ces bases là, on peut retrouver bon nombre de film s'étant laissé conduire par son univers. Pour exemple, Truman Show. Un personnage vivant une réalité qui lui est plaisante et qui va voir son univers s'effondrer. Bien qu'il réussisse à s'enfuir, notre sentiment final n'est pas la joie, parce que personne ne sait ce qui se trouve derrière cette porte, et Truman pourrait le regretter. On pourrait aussi citer Existenz, Scanners, Matrix et pleins d'autres encore... Mais si je les cites tous ami lecteur, vous serez endormi avant la fin de ce poste.

Je continue donc avec les réalisateurs qui ont plongé dans l'univers de K.Dick et qui ont adapter un de ses romans. La première adaptation est probablement la plus connue est Blade Runner de Ridley Scott. Bien que les fans aient quelques griefs contre l'adaptation, K.Dick lui même à dit en être très content. RidleyScott a su rendre avec beaucoup de doigté l'univers de K.Dick, en donnant une âme et des doutes aux personnages tout comme l'a fait l'auteur. Et c'est ensuite que Monsieur Paul Verhoeven entre en scène avec Total Recall. Il est probablement celui qui a le mieux cerné K.Dick, mêlant à l'histoire un des sujets de prédilection de l'auteur, le totalitarisme. Mais il faut avouer que Verhoeven avait déjà un pied dans l'univers de K.Dick, lorsqu'il a réalisé Robocop. Et pour finir avec les plus connus il y a Minority Report de Monsieur Spielberg. Bien que ce film soit un bon film de science-fiction action, Spielberg a fait fi des caractéristiques des personnages et à rendu une nouvelle qui se voulait beaucoup plus psychique à un film d'action, certes très bien réalisé, mais très loin de la nouvelle. Mais à l'écran, nous avons pu voir aussi, Planète hurlante, Confession d'un barjo, paycheck, imposteur et dernièrement Scanner Darkly produit entre autre par notre ami Georges Clooney. J'ai une affection particulière pour ce dernier. Au delà de l'esthétique particulier, je dois avouer qu'il retransmet au spectateur ce que le lecteur à pu vivre. D'une très grande fidélité, même si parfois j'aurai voulu que certains passages soient filmé pour aider à la compréhension du spectateur.

Et pour en finir avec les réalisateurs, il y a un très grand fan de K.Dick parmi les plus connus et ce monsieur n'est nul autre que David Cronnenberg. Et lorsqu'on s'attarde sur sa filmographie, on repère l'influence kdickienne dans vidéodrome, dans Scanners ou encore dans Existenz. Encore une fois on y retrouve des personnages sous influence et suivant les mêmes lignes directrice des romans de K.Dick.

Je finirai ce poste avec une rumeur qui je l'espère n'en restera pas une. Il semblerait que la vie de K.Dick fasse prochainement l'objet d'un film. Ce monsieur ayant terminé ses jours dans un asile de fou, n'en est pas moins un très grand auteur et mérite qu'on s'attarde sur son vécu.

Vous êtes encore là ?

4 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai eu beaucoup de plaisir à lire cet article très intéressant. Bien sûr, du point de vue de l'orthographe et de la grammaire... ;-).

Cela dit, il me semble que Philipp K. Dick n'ait pas vu le film complet, mais une projection test car il est mort avant la sortie en salle.

En ce qui concerne Cronenberg, je n'y avais jamais pensé. Bien vu.

Je t'aime...

M.Poppins a dit…

Au début je me suis dit "c'est qui le vieux gronchon qui vient m'embêter sur l'orthographe et la grammaire"....

Et la fin du message, j'ai compris... Ami lecteur, caché sous un pseudo anonyme, voici la première apparition de Zhomme sur ce blog...

*cachez vos yeux*

Moussi fort... BisouXxX

Monsieur Tout-le-Monde a dit…

Le projet Total Recall a longtemps trainé à Hollywood avant de se concrétiser sous la houlette de Verhoeven. Le projet avait été initialisé par Dan O'Bannon, co-créateur d'Alien et réalisateur de Screamers (Planète Hurlante). Mi-années '80, il est passé quelques mois entre les mains de ... David Cronenberg alors en vogue à Hollywood.

Un autre grand amateur de Philip K. Dick: Terry Gilliam (voir certains passages de Brazil).

La BBC avait fait un SUBLIME documentaire sur K. Dick dont je n'ai hélas pas retrouvé les coordonnées. Y étaient interviewés certains de ses plus grands fans (ie Cronenberg, Elvis Costello (oui) et Terry Gilliam qui explicait si bien la notion de "porosité du réel").

A propos de Dick et de Blade Runner, lire Futur Noir, sur toute l'histoire du livre au film. Dans une note finale, l'auteur raconte son dernier coup de fil avec Dick qui était supposé avoir aimé, mais qui à ce moment vomissait carrément le film. Ne pas oublier de Dick était... fou.

M.Poppins a dit…

Un énorme merci... J'ai toujours adoré lire tes remarques sur Parano et je suis vraiment très heureuse de retrouver ta plume cinématographique sur mon blog... J'en éprouve le même plaisir et vais de se pas m'intéresser à Futur Noir... ;)