lundi, février 15, 2010

Droit de réponse....

Comme beaucoup de Suisses, j'ai été touchée par les propos de Yann Moix. Je n'aime pas, en général, parler de choses qui font la Une et répandre les polémiques, mais aujourd'hui, je ne peux pas m'en empêcher.

Je mettrais au fond de ce post la vidéo qui m'a fait réagir, si vous ne connaissez pas le sujet, je vous laisse la regarder avant de lire ces lignes.

Monsieur Moix, utilise très souvent dans cette vidéo le mot "amuser" pour justifier ce qu'on lui reproche. Il dit d'abord s'être "amusé" à diffuser sur le net des insultes sur la Suisse. Bien. Il va falloir qu'il m'expliquer en quoi, traiter la Suisse de pute, de lâche et j'en passe est amusant. Le tout, j'en convient pourrait être intéressant si ce monsieur, avait eu une once d'objectivité. Mais non. Il apparaît clairement dans cette vidéo, qu'il est borné à son opinion et prêt à la défendre quoi qu'il arrive. Allant jusqu'à dire qu'il existe une élite qui ne doit pas être juger comme le reste de la "meute", sous-entendu, le citoyen moyen.

Depuis l'affaire Polanski, je lis de plus en plus souvent d'insultes sur les Suisses. J'ai vu une blogueuse écrire que les Suisses ne servent à rien et sont des cons. Je suis tout à fait prête à entendre les critiques, mais pas des insultes. Et oui, chaque pays à sont lots de cons, sa culture et ses clichés, n'oublions pas qu'il est plus facile de voir la paille dans l'oeil du voisin. Je n'ai rien contre cette blogeuse, que je ne nommerai pas pour cette raison. Mais au même titre qu'elle aurait pu être touchée si j'avais eu les mêmes propos concernant les français, j'estime avoir un droit de réponse.

Alors, à tout ceux qui pensent que les Suisses sont des cons, qu'ils ont tort d'assigner à domicile quelqu'un qui a drogué et violé une jeune fille de 13 ans, qui pensent que la neutralité n'est qu'une façon cacher sa lâcheté et plein d'autres choses j'aimerai répondre ceci :

Je n'ai pas l'âme d'une nationaliste, je ne prendrais pas la fourche pour défendre mon pays. Mais j'estime avoir la chance de vivre dans un Pays ou je peux voter pour presque chaque décision. Où, les soins de base, offert à chaque patient sont égaux, qu'on soit étranger ou suisse, un patient est un humain que l'on traite. Où je peux oublier de fermer ma voiture et la retrouver exactement ou elle était et dans l'état ou elle était.

Encore une fois, on remet en question la conduite de la Suisse avec les juifs. J'ai eu la chance, de pouvoir parler avec des papis et des mamis qui expliquaient comment ils avaient accueillis à la maison les juifs pour les cacher et les protéger. Et concernant Polanski, n'en déplaise à ceux qui le défendent, je le pendrais par les couilles si ont m'en donnait l'occasion. Cher lecteur pro-polanski, auriez-vous eu un orgasme si à 13 ans Polanski vous aurait contraint à un rapport sexuel ?

Alors oui, on est pas tout blanc, on a des défauts, mais je pense que si chaque personne, quelque soit sont origines regarde sont pays, il y trouvera autant de défaut que chez nous.

Je suis prête à entendre tous les arguments, je suis prête à changer d'avis, mais lorsque l'argumentation et cohérentes et objective. Là, Monsieur Moix et autres, il n'y a rien que de la gratuité et un très bon coup de pub pour vous en mettre pleins les poches. Je doute franchement que votre point de vue soit celui d'un homme honnête, mais plutôt celui d'un homme d'affaire, heureux que ces affaires reprennent du poil de la bête. Voilà probablement pourquoi, vous trouvez ça "amusant".



Yann MOIX ONPC 13.02.10 (1/2
envoyé par maghrebb. - L'info video en direct.

lundi, février 08, 2010

Reviens gamin ! C'était pour rire...

Il y a fort, fort longtemps maintenant, à la sortie de ma formation j'avais envie de deux choses concernant mon futur emploi. Faire un maximum de laboratoire parce que j'adorais faire "mumuse" avec la chimie et faire des prises de sang et être en contact avec les patients. Après avoir fait ma formation en gastro-entérologie, j'avais pu voir toutes les facettes de mon métier. Etrangement, la seul chose qui me dégoûte encore après toutes ses années, ce n'est pas le sang ou l'urine, mais les nettoyages d'oreille. Mais revenons à nos moutons. Lorsque nous parlions avec les copines de nos avenirs respectifs, nous avions toutes en tête les spécialités idéales ou au contraire celles que nous ne voulions pas du tout, du tout. Je me souviens avoir dit à ce moment là. : j'espère ne jamais avoir à bosser en gynécologie, faire des pipis toutes la journée brrrr... et puis la pédiatrie aussi, voir des p'tits bouts hurlant et devoir leur faire des soins, ce serait juste insupportable !"

15 ans plus tard... voici le bilan. Après avoir fini ma formation, je me suis inscrite au chômage en attendant de trouver une place. 3 semaines après l'inscription, un médecin au nom bizarre cherchant une demoiselle avec un nom espagnol ressemblant à Costa ou quelque chose comme ça téléphonait à la maison pour me voir en entretien. La chance à voulu qu'il ait téléphoné à l'école pour avoir le nom des 3 meilleures élèves sortantes et heureusement pour moi j'en faisait partie. J'ai passé 5 minutes dans son bureau à parler de tout et de rien, ensuite il a passé 2 heures à me montrer son cabinet et ensuite il m'a dit : "voilà, vous savez tout. Je vous donne la clé pour commencer lundi ?". Heu... je suis restée sans voix et j'ai lâché un petit oui. Mon premier job, dans un cabinet tout neuf, avec un médecin qui semblait sympa et j'étais toute seule pour l'assumer. Et dans quelle spécialité ? Ben, en gynécologie voyons !

Finalement, la gynécologie, ce n'est pas que des pipis. Ça a été pour moi la plus belle expérience professionnelle. J'ai appris à faire des échographies, de la petite chirurgie et le liens particulier qui se créait avec les patientes était quelque chose qui, je pense, est spécifique à la gynécologie. En quittant ce cabinet là, j'avais le coeur franchement très gros et mon patron aussi. Mais bon, j'avais un autre style de job que je ne pouvais pas refuser qui m'attendait.

Après une absence de 7 ans dans le milieu médical, j'ai repris du service ce matin. Ce n'est pas quelque chose de définitif, juste un remplacement que je n'ai pas pu refuser. Enfin si, j'aurai pu, mais je n'avais pas envie. Parce que le travail que je me suis choisi était celui fait pour moi. J'avais besoin de contact, j'avais besoin d'aventures, d'un truc qui bouge et me fasse réfléchir tout en restant dans un milieu rassurant. Bref, ce boulot était fait pour moi et je l'aime.

Oui, ce qui m'occupe depuis quelques années est fort intéressant, aussi mais le désavantage lorsqu'on est indépendante et maman c'est qu'on manque cruellement de reconnaissance.

Alors c'est avec un vrai plaisir que ce week-end j'ai ressorti ma blouse, c'est avec un large sourire que ce matin j'ai franchi la porte du cabinet et que j'ai fais pleins de misère à pleins de petits n'enfants.... gné éh éh....

Moralité : Ne jamais dire jamais...

vendredi, février 05, 2010

S'il te plaît TSR ne fait pas d'argent sur le malheur des autres...

Selon nos chemins de vie, on est tous contre quelque chose par principe. Pour les uns c'est la cigarette, pour les autres c'est le sucre, le gras et bien d'autre chose encore. En ce qui me concerne, c'est l'alcool.

Mais pour vous aider un tout petit peu à comprendre voici un brin de généalogie Popsienne :

- Papa Pops : Alcoolique
- Demi-frère Pops : Alcoolique
- Papa de demi-frère Pops : Ancien alcoolique
- Frère 1 Pops : Alcoolique
- Frère 2 Pops : A tendance alcoolique, mais lutte

Je vous laisse donc imaginer les multiples occasions ou l'alcool m'a profondément casser les pieds. Vous ne m'en voudrez pas de ne pas rentrer dans les détails. Ce que je sais, c'est qu'à ce jour, je ne supporte pas de voir quelqu'un s'enivrer, je ne bois pas une goutte d'alcool et je n'ai de contact qu'avec Frère n°2 qui lutte pour ne pas sombrer comme les autres.

L'alcool, ça rend égoïste, ça rend méchant, con très souvent et je trouve ça dégradant. Après 3 ans de silence, Demi-frère a tenté de me joindre hier. Pour me dire qu'il était maintenant sûr que je ne faisais pas partie de sa famille puisque la voiture que j'avais choisi était complètement immonde. A aucun moment, il m'a demandé si j'allais bien, il ne se souvient pas du prénom de mes enfants et lorsqu'il en parle c'est avec un certain dégoût. Pourquoi devrais-je

Il y a quelques temps, j'ai entendu un jeune homme de 25 ans, raconter son expérience avec l'alcool. Tout au long de son témoignage, il insistait sur le fait que l'alcoolisme était une maladie. Même si je suis tout à fait d'accord avec lui, c'est difficile, à la longue de ne pas leur en vouloir. Si l'un d'entre eux, décidait un jour de suivre un traitement, je n'aurai aucune peine à être à son côté pour l'aider comme je le peux. Mais en l'état, je reste loin. Je me préserve et préserve ma famille de ce fléau. J'ai décidé de ne plus endurer les attentes, les insultes, les longues discussions dans le vide et la peur qu'il leur arrive quelque chose. Chaque fois que Frère 2 me téléphone, je me demande si c'est pour m'annoncer une mauvaise nouvelle. Parce que ça touche le cerveau, le foie et bien d'autres organes encore, mais aussi le discernement et l'équilibre. Après avoir eu 5 retraits de permis, je suis contente que l'un d'entre eux ne puissent plus conduire et que les autres n'aient jamais fait leur permis. Ça n'a pas empêché les multiples points de sutures et une mâchoire brisée, mais au moins, ils n'ont blessé personne.

Alors je suis définitivement et irraisonnablement contre l'alcool et très fâchée de voir notre chaîne nationale la promouvoir après de nombreuses années d'abstinence. Des histoires comme la mienne, il y en a des milliers et tous, nous nous sentons impuissant devant l'alcoolisme de nos proches. Alors, je ne dis pas que tout est de la faute de la pub. Mais, la pub rend les produits séduisants, la pub incite et à l'heure de la "biture express" je ne crois pas que ce soit une bonne chose.

S'il te plaît TSR, montre-nous un peu plus de seins nus si tu veux pour gagner des sous, ce sera toujours plus agréable à regarder que mon père ivre mort.
tenter de garder le contact déjà ?

dimanche, janvier 31, 2010

Les mots clés...

Il y a parfois des mots clés qui me laissent perplexe. Certains me font peur aussi, mais la plus part me font rire et bien souvent, je me demande ce que j'ai pu écrire pour qu'on tombe sur moi avec ce genre de mots clés.

Mais je suis heureuse aussi de voir certains posts lu souvent, parce que je les ai écrit pour informer ou avec passion et je me rends compte que des fois, quand je ne suis pas fainéante et que je prends le temps ça en vaut la peine. Oui, ces temps ce blog est souvent léger. Je n'ai pas beaucoup de temps, et par pudeur, je ne publie pas tout ce que j'écris.

Bref, voici donc un petit florilège de mots clés que j'ai trouvé surprenant :

- geometrie comment en fait les bull en souffrent en papier
- "parce que tunnel"
- poto de balle nouvalle voiture
- toujours un collant
- blog fée du logis maniaque
- google chier street view oiseau
- mon copain dis que je pose des questions a deux balles
- oui, j'ai un copain
- +tapette +araignée
- mon mari m'insulte il me dis va te faire enculer

Et je ne vous ai mis que les plus gentils...

mercredi, janvier 27, 2010

J'envoie valser...

Là, maintenant, tout de suite, je suis entrain de sucer un bonbon à l'eucalyptus. Tu sais, celui avec le sucre autour, que seules, les personnes d'un certain âge dégustent avec plaisir. Je les mange pas parce que je les aime, mais juste par nostalgie. Bref, là n'est pas le propos de ce que j'avais envie de te dire, cher lecteur. Ce que j'ai envie de te dire, c'est : "j'e**erde le Karma".

Au cour de ces dernières semaines, j'ai accumulé beaucoup de colère. J'aime pas les maladies dégénératives et je suis en colère contre ses dernières. Mais qui a inventé cette horreur ! Le Karma ? Pour punir les méchants ? Hum... monsieur le Karma, il va falloir que tu m'expliques pourquoi, à 23 ans, je vivais le décès de ma maman, qui s'en allait, en souffrance, après une maladie agressive. Cette femme, qui, après avoir vécu les coups et violences diverses pendant son enfance. Puis subit l'alcoolisme des autres en prenant encore des coups pour finir par se saigner pour sa famille, méritait assurément de mourir à 57 ans d'un cancer du côlon. Hein ? Pourquoi ?

Et des exemples comme ça, j'en ai des milliers... Qu'on soit un vilain méchant pas beau ou un tout petit agneau, c'est kif kif...

Maintenant je vais sortir de chez moi, ne pas sourire à la dame et lui tirer la langue. Mon numéro de compte est le ++-5768-45 pour le versement, monsieur Karma, n'hésite pas à être généreux, je peux être encore plus méchante si tu veux.

lundi, janvier 25, 2010

On va tous mourir Aaaaaaaaaaaahhhhh....

Mais jusqu'ou tout ça va aller ?




jeudi, janvier 21, 2010

Mais non je ne suis pas absente....

Je dessine. Le désavantage quand on veut tout faire, c'est qu'on se rends compte à plus ou moins long terme que ce n'est pas possible. Alors, forcément on délaisse certaines choses pour en privilégier d'autres. Ces derniers jours, entre l'anniversaire de Miss A à préparer, impliquant fabrication d'invitation, de costume et de déco, plus deux trois petites choses par-ci, par-là et bien j'ai de la peine à me mettre devant mon ordinateur (à part pour jouer à Zoo World).

Bref, mon temps, libre, lorsque j'en ai un tout petit peu, je le passe à ça :


Les deux images ci-dessus, montrent le résultat d'un exercice que j'ai adoré réaliser. Le principe est simple. Faire un gribouillis composé de courbe, de droite et d'angle, sans réfléchir. Puis, l'observer sous tous les angles et faire ressortir de ce gribouillis des formes, les objets, des animaux, bref, tout ce qui pourrait être dessiné.



Je peine à trouver le bon coup de crayon pour avoir la bonne texture... je reste donc un peu coincée là-dessus et j'essaie encore et encore.

Voilà... depuis que j'ai commencé à dessiner, j'imagine les choses sous forme de trait. Lorsque je vois quelque chose de joli, je me demande quels sont les traits qu'ils faudraient pour le réaliser... j'en rêve même la nuit ! Mais j'adore ça.

jeudi, janvier 14, 2010

La Redoute...

Comme beaucoup, j'ai, il y a très longtemps, trouvé des trucs très sympa dans le catalogue de la Redoute. J'ai fais des commandes et très souvent, j'ai été déçue par la coupe, ou par le tissus ou que sais-je. Entant qu'adulte, j'ai rarement était satisfaite de leurs produits.

Et puis, est arrivée Miss A. et pour les enfants, la Redoute a de très chouette pyjama et petite tenue d'été. Je me suis donc laissé tenter et il faut avouer que la qualité est vraiment raisonnable.

Mais maintenant que Miss A. est plus grande et que nous prenons plus soin de sa garde robe, je ne commande plus rien. Et pourtant, chaque semaine, quand ce n'est pas deux fois pas semaine, je reçois, des offres, des bons ou encore des réductions. Ma boîte aux lettres est inondées de leur courrier. Alors aujourd'hui, c'est moi qui avait envie de les embêter un peu. Parce que si même moi, qui suis une patate en orthographe et en grammaire j'ai mal aux yeux quand je lis la première phrase de ce courrier, c'est que c'est vraiment grave...



mardi, janvier 12, 2010

Avec Elle....

C'est en 1999 que nous nous sommes liées. Elle m'a aidé à sortir de mon petit village et à voir d'autres horizons. Elle me tenait compagnie chaque fois que je me rendais au chevet de ma maman. Ensemble, nous écoutions de la musique très fort et elle m'écoutait hurler et massacrer les chansons. De nombreuses fois, elle m'a accompagnée dans des soirées de folies, avec de la boue partout et j'en passe, le tout, sans jamais se plaindre. Elle n'a rien dit non-plus lorsqu'une nuit de juillet 2001 elle c'est retrouvée maquillée fort exagérément et avait dû rester ainsi pendant quelques jours. Nous avons souvent tenté ensemble de créer des courants d'air pour que Miss A., lorsqu'elle était bébé souffre moins de la chaleur. Et chaque été, nous tentions d'avoir moins chaud sans succès. Parfois, il me suffisait d'être juste avec elle, en silence, pour que ça me fasse du bien. Et puis, elle répondait toujours présente à mes coups de tête. Que ce soit pour aller chercher des tartes à la crème ou carrément partir en Belgique, elle n'a jamais dit non. Quelque fois, j'étais un peu rude et la chargeait comme un mulet, mais elle a toujours tenu bon.

Ce soir, je l'ai abandonnée sur une place de parc. J'ai posé ma main sur la porte de son réservoir à essence, là ou il y avait un gros coeur rose, puis je lui ai dit merci et adieu. Quand je suis partie, j'ai pleuré.

lundi, janvier 11, 2010

Scroutch la tortue...

Ce matin, comme tous les matins aux environs de 7h30, je prépare le petit déjeuner. Je sors le lait du frigo, le beurre et les confitures. Le tout et en général réalisé avec les yeux fermés, le temps que je me réveille. Mais ce matin, un bruit suivi d'une sensation étrange m'ont obligé à ouvrir les yeux. Lorsque j'ai voulu retirer le lait du frigo, ce dernier était collé et a un fait un drôle de bruit lorsque j'ai forcé un peu. J'ai regarder dans la porte du frigo en pestant sur le fait que le lait avait probablement dû couler et rien. Non, il n'y avait rien dans la porte, je me suis donc mise à observer mon berlingot. Et c'est à ce moment là, que j'ai pris conscience du crime ! Si, si, regardez bien...

Avec une certaine inquiétude j'ai basculé le berlingot et découvert l'horreur, quelqu'un avait écrasé Miss Tortue.




Il me fallait agir vite. Enlever le corps, le cacher et attendre que Miss A soit partie à l'école pour tenter de le reconstituer (ce que j'ai eu toutes les peines à faire) . Heureusement, Miss A. ne c'est rendu compte de rien Ouf ! Quant à Miss Tortue elle a depuis changer de forme, elle se nomme désormais Miss Pizza.




P.S. demain, je me remets à écrire des choses sensées.

lundi, janvier 04, 2010

Objectif 2010 : Le dessin.

Mon histoire avec le dessin commence il y a bien longtemps. Ma chère est tendre maman souffrant d'insomnie, passait ses nuits à peindre ou à dessiner. Ainsi, au lieu de bêtement fourrer nos cahiers d'école, elle utilisait du papier kraft sur lequel elle dessinait. J'avais donc sur mes cahiers des têtes de chat, des moutons, des paysages magnifique. Je me cachais donc dans mon coin pour tenter de l'égaler, mais me frustrais à la moindre difficulté. De coup, je me suis dit que non, je n'avais décidément pas le "don" du dessin.

Je me suis mariée à un homme qui a un coup de crayon absolument fabuleux, mais qui ne l'exploite pas. Encore une fois, j'ai de quoi m'effacer devant son talent et lorsque Miss A. me demande de lui dessiner quelque chose, je l'envoie vers son papa.

Depuis toujours, je cherche une passion, quelque chose qui exploite mon côté créatif, parce que j'ai des tas d'idées, j'aime toucher à tout et à toutes les techniques et parfois, je suis frustrée de ne pas pouvoir ajouter un coup de crayon par-ci, par-là pour personnaliser mes bricolages. Je suis donc contrainte d'utiliser des gabarits, d'imprimer des motifs ou encore utiliser des tampons et suis donc limitée.

Sachant tout cela et ajoutant
encore le fait qu'il me faut absolument trouver un exutoire, je me suis donné comme objectif pour 2010 de savoir dessiner autre chose que des p'tits coeurs d'adolescentes. Pour mon Noël, je me suis donc offert :

- Le dessin pour les nuls
- 5 crayons gris
- des fusains
- une gomme mie de pain
- 1 carnet à croquis


Le premier contact avec ce livre a été excellent. J'ai tout de suite eu envie de crayonner et d'essayer. Quand je regarde ce livre, je me dis que jamais je n'arriverai a réaliser d'aussi jolis dessins. Et puis, je réalise les exercices et me rends compte que c'est possible. Ce livre est une perle pour qui pense n'avoir aucun talent et doute de ses compétences. Il vous rassure et vous amuse.

Pendant cette année 2010, je vous livre
rai donc de temps en temps mes avancements. De le faire ainsi me donne une motivation supplémentaire pour y arriver. Mon objectif n'est pas de devenir une artiste, mais d'avoir du plaisir et d'arriver à déposer sur papier ce que j'ai dans la tête.

Voici donc mon premier essai :



Et le deuxième (la pupille a été faite avec du fusain qui, entre la réalisation et la photo à perdu beaucoup d'intensité) :

jeudi, décembre 31, 2009

Scrooge

Pour l'anniversaire de beau-papa Pops, j'étais de "corvée" gâteau. Après les fêtes de Noël, je dois avouer que je n'avais pas du tout envie de cuisiner et comme le temps m'étais compté, je n'avais pas d'autre choix que celui d'aller acheter un gâteau.

Je suis un brin casse-pied quand je dois acheter un gâteau. Comme j'aime les faire, j'aime être surprise et les traditionnels mille-feuille, gâteau au chocolat, fondant au chocolat, etc... me laissent totalement de marbre. J'ai envie d'être surprise et surtout, que ce soit sans reproche. Je me dirige donc, en général, vers les grands noms du gâteau de ma région.

Ce jour là, j'avais décidé d'aller dans l'endroit qui fait les meilleurs Napolitains du monde. Lorsque j'arrivais, la patronne discutait avec un commerçant de la même rue, elle se félicitait d'avoir quand même ouvert sa boutique au lieu de faire le pont et de fermer entre les fêtes. C'était apparemment un bon coup financier. En mon fort intérieur, j'ai eu des pensées méchantes pour elle et j'ai regretté d'avoir déjà choisi mon gâteau. Une merveilleuse bûche au pain d'épice au poire caramélisée et mousse de poire (une vraie bombe !). L'endroit est très pédant, je le sais depuis le temps que j'y vais. Les mamans avec poussettes sont en général refusées, mais pas le chiens et le personnel ne sourit que très rarement. Pendant qu'on emballait mon gâteau, une petite dame espagnole ou portugaise est entrée. La patronne ayant terminé sa discussion c'est avancée vers elle pour lui demander ce qu'elle désirait (je vous laisse imaginer ce dialogue avec un fort accent portugais) :

- J'veux un gâteau, il sont à quoi vos gâteaux ?

- Alors, celui-ci est fait d'un mélange savoureux de chocolat d'Equator avec une pointe de gingembre et du greioanefi et celui-ci et du ireaohyeuiaé mélangé à du gfieoraewua (Ce discours a duré environ 3 minutes)

- Moui... c'est quoi le meilleur ?

- (Offusquée) Oh ! Mais Madame, il n'y a pas de meilleur, vous avez devant vous les créations de cette saison ou nous avons privilégié l'utilisation de htriuaoephraiue pour être unique. Il dépends donc de vos goûts en matière de fjaoewiuaw ou alors de jiaopedhWA, qui est bien moin classique évidement (sourire fière d'elle)

- Bon... bah je vais prendre le noir au chocolat.

- Celui au mélange d'Equator et de noix de Frutufru ?

- Oui, celui au chocolat.

- Bien Madame.

J'ai trouvé cette scène affligeante. Je ne me suis jamais sentie gênée pour cette dame portugaise, mais pour la patronne incapable de sortir de son rôle pour renseigner au mieux sa cliente. Même son employée paraissait gênée.

Je peux comprendre qu'on vise un certain standing, qu'on ait parfois de la peine à vulgariser son art et qu'on soit vénale, il n'en reste pas moins que cette femme à un commerce et que ce jour là, elle a probablement perdu 2 clientes uniquement parce qu'elle n'a pas voulu ôter le balai qu'elle doit avoir vissé dans son séant.

J'ai vraiment eu l'impression d'avoir à faire avec Scrooge... malheureusement, elle n'avait pas encore eu la visite des 3 fantômes...

mercredi, décembre 30, 2009

bye bye et à jamais...

Oui, bye bye 2009....

Cette année aura clairement été nulle de chez nulle. Même si elle avait plutôt bien commencé...

Janvier : Nous étions dans une jolie maison avec le seul soucis pour moi de pouvoir entretenir tout ça, sans passer mes journées un chiffon à la main...

Février : Un petit "accident" me fait prendre conscience que je peux perdre tout ce que j'ai en un clin d'oeil. Cela m'effraye, me psychose et ne me lâche plus.

Mars, avril, mai, juin : Rien de très important, ma santé me joue des tours, je dois consulter plusieurs spécialistes. Et je passe mon temps à ne penser qu'à une chose : l'école.

Juillet : Des vacances enfin ! Probablement la seule bonne période de cette année.

Août : Reprise scolaire, changement de maîtresse et beaucoup d'inquiétude.

Septembre : 9 mois qu'on est bien dans cette maison, l'école va bien, la santé va mieux et Pan ! Notre propriétaire nous annonce que c'est fini, il faut bouger.

Octobre : Reprise du stresse, recherche désespérée d'une solution pour trouver une autre bulle qui nous conviennent...

Novembre : Migraine ophtalmique, douleur dans la poitrine, crise de crampes abdominales, épuisement... Verdict à chaque fois : "le stresse !".

Décembre :
Ok... c'est la fin de l'année, ont va faire un Noël tranquille et en profiter... Miss A. malade, Mr E. malade, Mr Pops malade... et... Miss Pops ? Malaaaaade...

Ecrire ce petit bilan m'a fait prendre conscience que oui, j'ai des raisons d'être stressée. Oui, j'angoisse sur la mort de mes proches, sur la mienne... Ma seule vraie crainte et celle sur laquelle il va maintenant falloir que je travaille c'est que mon monde s'évanouisse ou change irrémédiablement. Et bien ça ne va pas être facile. Parce que pour bien finir l'année, je viens d'apprendre aujourd'hui, que celle qui m'a en partie élevée, la dernière personne de ma famille à qui je tenais plus que tout et atteinte d'une maladie qu'on ne guéri pas... c'est déjà l'annonce pour 2010 de moments difficile...

Allez, je vais y croire et me dire que Oui, en 2010 nous aurons une maison bien à nous, que nous n'aurons pas de mauvaises surprises, que nous seront heureux et
qu'enfin, ma nouvelle voiture que j'attends depuis le mois d'octobre sera là...

Je vous souhaite, à vous aussi, une année 2010 positive ou vos projets se réaliseront, avec santé et amour.

mardi, décembre 29, 2009

Mon enfant s'oppose : que dire ? que faire ?

Bien que je sois persuadée que Miss A est une enfant parfaite, adorable et fort sympathique, je ne peux pas tout mettre non-plus sur le dos des maîtresses. Alors, quand elles me disent que Miss A. met trop de temps pour se préparer, que Miss A ne respecte pas les règles imposées ou encore que Miss A préfère se cacher sous son pupitre au lieu d'écouter, je me dis qu'il faut faire quelque chose. Ceux qui me connaissent et qui me lisent savent maintenant le parcours du combattant que nous avons dû livrer avec Miss A. La première phrase de cet article est bien évidemment ironique, parce que je ne connais que trop bien le fort caractère de ma demoiselle.

Histoire de comprendre un peu le caractère opposant de ma chère est tendre Miss A. je me suis plongée dans le livre de Gisèle George "mon enfant s'oppose : que dire ? que faire?". Bien que la psychologie me passionne, je ne suis pas friande de lecture de ce genre. J'ai l'impression que les livres de psychologie disent tout et son contraire et que finalement on en revient toujours au même point, on ne sait pas. Et bien, ce livre vous aborde différemment. Il commence tout d'abord par vous dire que vous n'êtes pas parfaite et que même si vous le vouliez, vous n'auriez aucune chance de l'être. Chouette ! Et puis il vous déculpabilise, il vous fait du bien et fini par vous donner quelques clés, pour mieux comprendre pourquoi un enfant peu vous rendre chèvre. Je le recommande vivement à tous les parents qui se sentent débordés.

Ce livre m'a confirmé que oui, Miss A. avec un caractère opposant (comme si je ne le savais pas !). Il est donc proposé un "jeu" pour faire baisser la garde de votre enfant et pour calmer un peu le conflit. J'ai d'abord mis en doute ce dernier et puis pour finir, je me suis dit que ça pouvait être amusant. En très bref, il s'agit de faire gagner des points de couleurs à l'enfant en cas de "bonne" action. "Bonne action" prédéfinies et qui doivent être respectées pendant une longue période.

Miss A, a été enchantée mais un peu craintive. Sachant qu'elle gagnerait de mauvais point si elle ne respectait pas les règles, elle a dans un premier temps refusé de jouer. En arguant le fait que nous ne serions pas forcément partial et que du coup elle était désavantagée. Nous lui avons expliqué que le jeu ne concernait que les points que nous avions convenus et que les autres éventuelles bêtises ne rentraient pas dans le jeu.

Résultat des courses. Hier, elle a respecté a merveille les règles imposées ! Oh ! Surprise, ça marche ! Mais c'est totalement lâchée sur le reste : sauter sur le canapé de grand-maman, courir dans la maison, crier, etc... Et chaque fois que je lui faisais une remarque elle me demandait inquiète "oui, mais ça, ça fait pas partie du jeu hein ?" et lorsque je lui disais que non, elle était ravie...

Je crois que je vais remplacer les points hors jeu par des claques !

Plus sérieusement, aujourd'hui lorsqu'elle a vu que la rubrique "divers" (oui c'était ma botte secrète) ne comportait aucuns points bonus, je l'ai vu réfléchir. Je me réjoui de voir comment vont se passer les prochains jours.


(je tiens à préciser qu'aucun enfant n'a été maltraités pendant cette expérience)

vendredi, décembre 18, 2009

Préparatif de Noël...

Cette année, nous ne serons pas là pour les fêtes... On va faire les grosses larves dans un hôtel, faire des jolies promenades dans la neige, se faire papouiller et bien sûr manger très sainement. Donc, pas de Noël traditionnel avec toute la famille. Même si je suis une adepte de la tradition, cette année, le fait d'être loin de tout et surtout de tout préparatif me réjoui.

Malgré tout, il y a une tradition à laquelle je ne dérogerai pas : les envois de Noël. Avec une famille à l'étranger, les jolies rencontre faites via internet et la famille, j'ai de quoi m'amuser. Alors, dès le début du mois de décembre, je bricole, je cherche des idées et je prépare mes envois. Pendant le temps de préparation d'un colis ou d'une carte, j'ai de chaleureuses pensées, de jolis souvenirs et j'aime ces moments là. Il est beaucoup plus facile de se souvenir des moments difficiles et des tristesses que des moments chaleureux, drôle ou simplement plaisant, alors je ne vais pas me priver !

J'ai toujours eu grand plaisir à envoyer et recevoir du courrier autre que mes factures. Malheureusement pour moi, les écrits se font de plus en plus rare. J'ai l'âme d'une romantique dans ce domaine, j'ai toujours rêvé d'entretenir une relation de long terme uniquement par écrit. J'aurai échangé sur ma vie de tous les jours, mes doutes et mes secrets sans aucuns compromis et mon correspondant en aurait fait de même. J'aurais alors attendu le facteur avec impatience, j'aurais choisis avec soin mon papier et aurais tenté de retrouver une écriture digne de ce nom.

J'ai bien tenté, à l'adolescence de faire écrire mes amoureux d'autres pays, mais comme le dit le proverbe, "loin des yeux, loin du coeur", ça ne durait jamais assez longtemps. J'ai tout de même eu une demande en mariage par courrier, d'un chasseur sicilien, mais non, un chasseur c'était pas possible ! Et puis, j'ai rencontré une fille adorable qui n'était pas dans la même classe que moi. C'est super loin la classe d'à côté, il fallait donc que nous nous écrivions. Nous avions inventé un alphabets secret pour que nos parents et professeurs ne puissent pas comprendre se que nous nous écrivions et j'ai adoré ça. Et puis, l'âge avançant, le chemin différant, nous avons cessé de nous écrire et de nous voir. Même si je communique énormément par mail, le papier me manque. Je garde toute les cartes que je reçois précieusement et j'aime à les relire, rire de leur texte, apprécier une jolie écriture. Ce dernier point me touche particulièrement parce qu'avec le temps, mon écriture c'est transformée en patte de mouche. A force de n'écrire que pour moi, je ne m'applique pas, griffonne et me trouve fort empruntée lorsque je dois écrire pour les autres. Je me sens alors gênée de ces toutes petites lettres rabougries, de tailles différentes et peu lisible.

Enfin, même avec tous leurs défauts, j'espère que les paquets et lettres envoyées trouveront tous leurs destinataires avant Noël et qu'ils plairont.

jeudi, décembre 17, 2009

Qui a eu cette idée folleuuu...












J'ai eu la chance d'avoir un oncle professeur et une tante très pointilleuse. Je savais donc lire et écrire en entrant à la maternelle. Les professeurs n'étaient pas contents, parce que je m'ennuyais ferme et qu'ils ne savaient pas quoi faire de moi. Alors à force d'avoir entendu mes parents me dire à quel point c'était pénible, je me suis dit que je laisserais l'école s'occuper de l'apprentissage de
la lecture et de l'écriture à Miss A.










Je ne comprends
pas toujours la méthode. Les caractères sont tantôt en caractères d'imprimerie, puis manuscrite, puis majuscule. Les lettres portent des noms étranges comme par exemple "la dame" pour le "d", représentée avec des grosses fesses (merci l'école !). Ils doivent donc d'abord apprendre un nom bizarre avant de nommer la lettre correctement. Peut-être que c'est bien, mais, j'ai juste l'impression qu'ils doivent finalement faire le travail deux fois et je remarque parfois chez Miss A. des problèmes de mélange. Bref, Miss A. n'est pas passionnée par l'écriture et elle ne réfléchit pas forcément à ce qu'elle écrit, l'essentiel et de faire les exercices vite et bien pour pouvoir avoir la paix ensuite. Alors parfois, elle fait des erreurs qui me font beaucoup rire (cliquez sur les photos pour agrandir).

J'espère juste, que la maîtresse en rit aussi...

samedi, décembre 05, 2009

Lettre à mon Moi de 16 ans

"idée vilement volée à Armalite (entre les envies shopping qu'elle me crée et l'envie d'écrire, je ne peux dire qu'une chose, c'est une femme formidable !)"

Chère Miss B,

Cette année, tu vas faire une grosse bêtise émotionnelle. Souviens-toi que tu n'aimes pas les blonds, souviens-toi qu'il est trop vieux et écoute tes frères (juste pour cette fois), ce type ne t'apportera rien de bon. Oublie, je te dis, je sais que tu es têtue, mais il te fera souffrir et ne vivra jamais heureux avec toi. 15 ans plus tard, il trompe sa femme, a plusieurs enfants dont il ne s'occupe que partiellement et vit encore comme si il avait 16 ans. Tu vas souffrir 2 ans, faire de mauvais choix et rencontrer un autre idiot dont la seule qualité est d'être gentil, mais qui te prendra beaucoup d'énergie pour t'en débarrasser. L'été prochain, tu rencontreras l'homme de ta vie.

Réserve ton côté rebelle à tes amis. Juge-les et rends-toi compte qu'ils t'utilisent et qu'ils ne t'apportent rien. De cette époque, tu n'en conservera aucuns. Alors ne fonce pas tête baissée pour les sauver et les aider. Ne te plie pas en quatre pour eux. Lorsque tu décidera de t'affranchir d'eux, tu te rendra compte qu'aucun n'a envie de te retenir.

Profite un maximum de ta vie de famille et de ta maman. Elle crie beaucoup, mais tu te rendra compte dans quelques années, que finalement elle ne vit que pour ses enfants et qu'elle se sacrifie pour toi. Continue à lui offrir ce bouquet de fleur mensuel, elle le mérite.

Achète des boules quiès et ne prends pas parti des éternelles disputent de tes parents. Tu n'es pas responsable de tout ça. Tu te rendra compte plus tard que c'est l'alcool qui est responsable, alors autant en prendre conscience tout de suite et te sauver. A 17 ans, tu sera libérée et pourra offrir à ta famille le meilleur de toi sans être sans cesse trahie par le comportement enivré de ses membres masculins. Courage.

La vie est belle Miss B., tu ne perdra jamais ton côté bon samaritain, tu sera heureuse. Non, tu n'es pas laide, oui tu es digne de confiance. Redresse tes épaules et soit fière de toi.

Avec énormément de tendresse...

Ton moi de 32 ans.

vendredi, décembre 04, 2009

Les insultes....

Une petite note légère pour amorcer ce week.end qui s'annonce enneigé...

Je ne suis pas du genre à insulter, je reste calme face à l'adversaire et je surveille mon vocabulaire. J'aime bien quand c'est les autres qui s'énervent.

Mais, si je devais choisir une insulte, celle qui rebondit dans mon cerveau chaque fois que j'ai à faire avec un vilain méchant pas beau, ce serait "connard". Voilà l'insulte suprême pour moi. Je la pronnonce en général calmement (à la suisse hein !) en appuyant bien sur le "o" et sur le "a". Etrangement, lorsque je suis très énervée contre quelqu'un, ça me calme. Pourtant il y a pire comme insulte, parce que selon le dictionnaire, je ne fais que traiter la personne d'imbécile, ce qui vous en conviendrez n'est finalement pas si méchant...


Et chez vous c'est quoi ?

lundi, novembre 30, 2009

souvenirs, souvenirs...

Il y a des gens qui, lorsqu'il s'en vont, font ressurgir une foule d'émotions et de souvenirs. Malgré le fait que nous ne nous sentions pas proche, que nous n'avons pas tout partagé ensemble, le pincement au coeur se fait et les larmes coulent.

Dimanche après-midi, j'ai reçu la triste nouvelles du décès de ma grand-mère. A l'annonce de ce départ, j'ai, pour la première fois réagi très froidement. J'ai demandé des nouvelles de mon père, si tout le monde gérait ça bien et puis j'ai raccroché. Toujours aussi froide, j'ai annoncé la nouvelle à Monsieur Pops qui est venu me prendre dans ses bras. Je n'ai pas compris pourquoi, finalement, je ne me sentais pas triste.

Et puis, je me suis replongée dans mon travail et là, les souvenirs, les odeurs, les anecdotes et ses sourires me sont revenus d'un coup. Le souvenir de ses vacances en Espagne ou nous passions 1 mois chez elle. Elle nous choyait, nous glissait quelques sous par-ci, par-là pour une glace ou un cadeau et nous regardait partir du haut de ses 1m50. Elle m'a toujours fait penser à ses petits nains de la forêt un peu bougon mais avec un coeur gros comme ça. Par la faute de mes parents, qui n'ont pas voulu me parler, ni m'enseigner l'espagnol, je n'ai jamais pu discuter avec elle comme je l'aurai voulu. Je me souviens que, petite, je me suis retrouvée seule avec elle dans la cuisine. Ayant très soif, j'ai tenté de lui expliquer que je voulais un verre pour me servir. Ces derniers se trouvant à côté du Chorizo, à chaque fois que je tendais le doigt, pour lui faire comprendre, elle me coupait un morceaux de chorizo. J'ai encore le souvenir de ma gorge, piquant à cause du chorizo et de mon désespoir face à son incompréhension.

Malgré le fait que nous ne nous parlions pas, chaque année, je lui ai envoyé un carte à Noël. Et puis, elle a fait un geste qui a signifié énormément pour moi et qui m'a permis de me rendre compte que je n'étais pas une étrangère à ses yeux lorsqu'elle a fait le voyage, en voiture (24h00) pour être présente lorsque j'ai dit "oui" à Mr Pops.

Tout se passait dans nos yeux, elle ne savait pas grand chose de moi, je n'en savais pas plus sur elle, mais entre nous, il y avait de la tendresse. Et aujourd'hui, ce sentiment me tient chaud. Je ne me sens pas déchirée ou attristée, je fais ressurgir de très beaux moments et ça me fait un coeur gros comme ça.

mercredi, novembre 25, 2009

La grippe...

Il est en ce moment impossible d'avoir une discussion sans évoquer à un moment ou à un autre, la fâaameuse grippe. Et chacun à son avis, chaucun à entendu quelque chose de différent, il y a autant de conduite à tenir et règle à respecter qu'il y a de discussion. Sans qu'aucun d'entre n'ait finalement l'impression d'avoir une version juste.

Ainsi, lorsque mercredi passé mon médecin me creusait le talon à la recherche d'une épine, il me demandait si j'avais mal. Je lui ai répondu qu'il n'avait pas de soucis à se faire et que je n'allais pas hurler et faire fuire ses patients. Et c'est sans réfléchir qu'il a lâché un "rhaa si seulement certains pouvaient fuire !". M'étonnant de sa réaction, nous avons tout naturellement avons évoqué la grippe. Ce dernier me disait qu'il avait du boulot par dessus la tête, que la plus part de ses patients refusaient d'être vacciné par peur, et que même si ils voulaient être vaccinés, il ne pourrait pas répondre à la demande parce qu'il n'a pas réussi à obtenir les vaccins pour rupture de stock. Le matin même, j'entendais à la radio qu'un bébé était mort de la grippe et que la recommandation de vaccination ne se limitait plus au personne à risque, mais à toute la population. Annonçant ceci à mon médecin, il a fortement soupiré en me disant que tout ça était vraiment de la folie et a spécifié que le bébé décédé avait une déficience cardiaque, ce qu'aucun des médias que j'ai lu, vu ou entendu n'a spécifié bien sûr !

Sortie de son cabinet, j'étais convaincue de ne pas me faire vacciner. Samedi matin, Miss A c'est présentée fiévreuse à la table du déjeuner. La pauvre avait bien mauvaise mine, avec le nez qui coule et la toux. Sachant que ses poumons sont sensibles il m'est apparu utile d'appeler les urgences pour me renseigner sur la conduite à tenir.

- "Mais madame, ce n'est qu'une grippe, donc soigner la comme telle ! Nous ne pouvons rien faire d'autre."

En m'indiquant tout de même qu'en cas de difficulté respiratoire, je devrais immédiatement me rendre chez eux. Mais si il n'y avait pas d'évolution de la situation, on m'a prié de bien vouloir rester à la maison avec tous les membres de ma famille et de ne sortir que couvert d'un masque.

Lundi, mon adorable voisine venue m'apporter les devoirs de ma fille , (même malade en première primaire il faut rattraper les bricolages !) m'annonçait que son petit bout n'était pas bien lui aussi. Ne sachant pas si elle devait garder son plus grand à la maison pour éviter de contaminer les autres, elle a appelé les urgences. Ces derniers lui ont indiqué que non, finalement ont arrive pas à contenir cette grippe donc il fallait vivre normalement, telles étaient les nouvelles directives.

Et pendant ce temps, dans les média, ont nous dit de porter des masques, de rester à la maison, de se faire vacciner, mais encore une fois, la réalité est tout autre et ont préfère être alarmiste plutôt que rassurant ou de simplement avouer qu'on ne sait pas.

En attendant, c'est les médecins qui doivent faire face aux 1000 appels par jour de patients paniqués au moindre petit symptôme, mangeant ainsi, l'espace aux vraies urgences. Et c'est Roche qui s'en mets plein les poches grâce à la peur entretenue par les média.
Et ont s'étonne que les plus paranoïaques d'entre nous puissent penser que tout ça n'est rien d'autre qu'un complot des industries pharmaceutique !

Un peu d'honnêteté dans ce monde ne lui ferait définitivement pas de mal...