vendredi, octobre 13, 2006

Mar Adentro

Comme je boude un peu Almodovar, ne me tapez pas, c'est juste que je n'arrive pas à me faire à ses films et à sa façon de faire. Je me dirige donc naturellement vers un autre réalisateur espagnol et je découvre Alejandro Amenabar et là, je fond. Ma première découverte le concernant fût Abre los Ojos la version originale de Vanilla Sky sans Tom Cruise. Et ensuite, il y a eu The other avec Nicole Kidman. Le premier m'ayant plus convaincu que le second, je tente un troisième film et découvre Mar adentro. Et à ce moment là, je me dis que c'est homme a du génie.

De nombreux films traitent du droit à l'euthanasie, comme le merveilleux film d'Eastwood Millions dollar Baby. J'avoue n'avoir jamais autant pleuré devant un film, mais ce dernier est fait pour que l'on s'attache aux personnages, quelques ficelles « classique » sont utilisées pour qu'à la fin on soit en larme. Amenabar lui, traite ce sujet avec une telle simplicité et un tel réalisme que l'on a tous l'impression d'être Ramòn coucher sur son lit à attendre que l'on veuille bien se décider à accepter sa mort et qu'il puisse partir avec dignité. Aucun voyeurisme pour que nous ayons pitié, aucun jeu avec les sentiments (le côté je suis pas d'accord et je change d'avis à la dernière minutes pour faire bien et pour soulager le spectateur). Non, Mar Adentro est juste l'histoire d'un homme, un homme qui a fait le tour du monde et qui depuis 26 ans est couché dans son lit et prit en charge par sa famille. Sur cette base là il aurait pu faire un mélo-drame, quelque chose de larmoyant, débordant de bons sentiments et d'amour et avoir un final avec des crises de larmes, et baveux à souhait, mais non. Chaque personnages sonnent juste, nous sommes face à de la retenue, de la dévotion, de la compréhension, de l'incompréhension et de la souffrance, le tout dans un réalisme impressionnant et sans débordement. A tel point que parfois nous avons l'impression de regarder un documentaire. Ce qui m'a le plus étonnée dans ce film est que le réalisateur nous laisse le choix. Il expose une histoire, sans pour autant nous faire la morale sur ce qui est bien ou non, je n'ai à aucun moment eu l'impression de voir un film pro ou anti-euthanasie.

1 commentaire:

Chuck Nhorus a dit…

Comme je le disais dans un autre lieu où j'ai eu l'occasion de lire ceci, je n'ai pas vu le film mais tu m'as donné envie de le visioner ;)