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jeudi, janvier 16, 2014

J'ai 60 ans...

Aquafit


Aujourd'hui, levée du bon pied à 6h00 par monstre Mr E. qui avait perdu sa petite abeille lumineuse, j'étais bien décidée a y aller. Où ça ? A une séance d'Aquafit. Même pas peur !

Si ma musculature a bien changé depuis que je pratique le yoga, il y a un muscle que je néglige, c'est mon coeur. J'aime bien la course à pied, malheureusement, je suis obligée de faire en fonction du temps et lorsqu'il fait froid ou qu'il pleut, j'ai énormément de peine à me motiver. L'inscription dans une salle de sport me barbe, je n'aime pas l'idée d'être enchaînée à un endroit et je n'ai pas envie d'avoir une telle pression pour faire du sport. Il me reste donc la piscine, que je déteste par dessus tout, mais à un moment, il faut bien faire des concessions et arrêter de râler (qui a dit "et de se trouver des excuses ?") n'est-ce pas ?

Arrivée à la piscine, la caissière me gratifie d'un large sourire lorsque je lui dis que je viens pour faire un essai. Je n'ai pas tout de suite compris. Ensuite, lorsque je me suis dirigée vers le groupe qui se fournissait en ceinture, une petite voix, celle de mon frère (poisson de haut niveau), a raisonné. Ce n'était pas sa voix qui raisonnait, mais son rire. En arrivant à hauteur du groupe, je me suis souvenue pourquoi, ça faisait rire l'Aquafit et j'ai compris.

Moyenne d'âge autours du bassin 75 ans. La professeur, probablement la cinquantaine bien passée mais un physique à tomber. Je reçois pleins de jolis sourirse de la part des participantes, toutes maquillées et bien coiffées. Elles parlent de l'aspirateur qu'elles ont passé à 7h15 ou du parfum de cocotte d'une des participantes qui nous asphyxie. Même si, je l'avoue, ça m'amuse et qu'elles sont mignonnes, je ne me sens pas à ma place et je regrette amèrement mon idée du matin, mais tout de même, puisque j'y suis j'y reste. Sortir de sa zone de confort qu'il disait....

Et c'est parti pour un tour. Armée de ma ceinture qui n'est pas très agréable et mes altères, je fais des aller-retour dans le bassin en marchant comme si je montais les escaliers. J'aime bien la sensation d'être libre de mes mouvements et d'être en apesanteur, mais qu'est-ce que je n'avance pas vite. Et puis, je commence à me prendre au jeu, premièrement parce que la prof à de l'humour et deuxièmement parce que ça fait mal et que le rythme est bien soutenu. Avant la fin du cours, la moitié des participants quittent le bassin, beaucoup font un exercices sur deux et moi j'ai mal aux avant-bras parce que tant qu'à faire, je me suis donnée à 200%.

Au final, j'ai tenu le coup, je me sens en pleine forme et j'ai envie de continuer ma journée  de manière active.

Malgré tout, je me rends compte que la mononucléose et la longue période de "rien" a eu des effets ravageurs sur moi. Si dans le bassin aujourd'hui, la grande majorité des participantes avaient plus de 70 ans, moi, j'en avais 60...

mardi, mars 06, 2012

Une question de poids : le plan d'action 1 Le sport.

Tout d'abord, il était hors de question que je me mette au régime. Pas parce que je n'ai pas une once de volonté lorsqu'il s'agit de nourriture, mais plutôt parce qu'il m'est impensable de devoir contrôler mon alimentation pour toute ma vie future.

Et puis je dois confesser avoir tenté la chrononutrition et qu'après avoir fait monté mon cholestérol en flèche et bien troublé ma tension, je n'avais pas envie de retomber sur une méthode qui altérerait ma santé.

Donc, je me suis tournée vers le sport. Ah le sport la belle affaire ! Quand on a 2 enfants et une vie bien remplie c'est tout à fait facile de trouver un moment pour faire du sport. Certains vous diront que qui ne veut pas ne peut pas. Je pourrais après tout me lever à 5h00 du matin pour aller courir, courir avec une lampe frontale le soir ou que sais-je. Enfin, un peu de volonté que diable ! Et bien en cherchant bien, j'ai du temps le dimanche, mais pas tous les dimanches et moi je veux un truc régulier. Du coup, à force de tourner en rond et de ne rien faire, je me suis mise à danser par tranche de 15 minutes. Quand Mr E. est calme et qu'il joue dans sa chambre, je fais du Zumba dans ma chambre, juste 15 minutes, avant d'aller me doucher. Le dimanche quand je suis seule, je mets mes écouteurs et je danse n'importe comment, je me secoue dans tous les sens et sors toutes les choses casse-pied de la semaine. Non seulement ça me fait brûler des calories, mais en plus ça me fait du bien psychologiquement.

Et puis, le mardi, Madame S. et moi nous retrouvons pour parler chiffon en marchant. Au lieu de parler pendant 1 heure au téléphone, nous nous retrouvons dans la nature et marchons.

Voilà, comment j'ai résolu le problème de l'exercice. Mais ça ne fait pas tout. Je ne peux pas me contenter de marcher et danser, il me faut aussi faire attention à ce que je mange... mais ça c'est une autre histoire que je vous conterais dans une semaine.

Pour l'heure voici mon bilan des deux dernières semaines. Je n'ai perdu que 500g, ma balance affichait hier matin 62,7. Damned ! Mais je peux expliquer cette non-perte de poids. Pour plusieurs raisons je n'ai pas pu aller marcher pendant ces deux semaines et le week-end passé je me trouvais en Allemagne ou pendant 2 jours j'ai mangé des menus complet à midi et le soir... Qu'est-ce que c'était bon...

On se retrouve dans 2 semaines et je vous parle de ma façon de manger en partageant avec vous mon journal alimentaire ?

mardi, mai 10, 2011

M.Pops teste le Zumba (même pas mal)...

Avant de lire cet article, tapez zumba sur youtube et rigolez un bon coup. C'est ce que j'ai fais avant d'aller au cours pour avoir une idée de ce que j'allais subir.

Adolescente, je n'avais le droit de danser les danses latino qu'avec mon frère, qui m'avait interdit très vite de danser "ça" avec d'autres garçons. Ça ne me dérangeait pas, de toute façon mon frère c'était le plus beau, le plus fort et le meilleur danseur du monde (il l'est toujours, si une fille est intéressée dans la salle qu'elle lève la main). Et puis, sont venus les complexes et j'ai fini par me raidir et ne plus savoir quoi faire de mon corps sur une piste de danse. En bref, maintenant quand je dois bouger, je suis une grosse patate avec un balais... vous savez où...

Poutant, je me suis laissée convaincre. Pilates c'est bien, mais il faut admettre qu'à la longue, une fois qu'on a assimilé les exercices, c'est mou et certains exercices m'ennuient maintenant. Ma professeur de Pilates, Miss I, faisant des cours de Zumba, je l'ai suivie dans cette aventure avec d'autres filles du cours de Pilates.

Zumba c'est quoi ? C'est un mélange de danse latino (salsa, meringue, etc...), mais version fitness. La musique est entraînante et même si ont ne l'aime pas, ont fini par l'oublier.

Arrivée sur place, j'ai découvert une salle remplie de miroir. Impossible de ne pas se voir, du coup, j'ai retiré mes lunettes. J'ai déjà la sensation d'être une patate, pas besoin de me le confirmer en me regardant bouger dans un miroir. Je n'étais pas très à l'aise et puis Miss I. est arrivée avec son sourire amicale et ses fesses en béton et c'était parti. 

Musique rythmée, efforts rythmés, souffle court et puis... je me suis prise au "jeu". Si au départ mes pieds s'abattaient lourdement sur le sol et mes gestes étaient totalement désordonnés, en me laissant aller, j'ai réussi à suivre le rythme et simplement, je me suis amusée. Nous avions toutes une fois ou l'autre des pas qui étaient plus difficile et que nous n'arrivions pas à suivre, ce qui a rendu ce cours décontracté et amusant.

A la fin du cours, j'avais bu un litre d'eau, ma tenue était détrempée, j'avais le visage rouge et le souffle court. Je ne me suis pas, pour autant, sentie mal à l'aise, parce que nous avions tous la même tête à part Miss I. qui semblait fraîche comme une rose. 

Et bien, c'est génial. Je suis ravie. Aurevoir Pilates et bonjour Zumba.

Depuis que je cours et que je fais Pilates, je regrette toutes ses années passées à me dire que le sport ce n'était pas pour moi et puis comme ça, je peux continuer à manger du chocolat, na ! .

mercredi, janvier 19, 2011

Là ou commence le manque de respect...

Comme vous le savez, je suis des cours de Pilates depuis quelques semaines. J'avais très peur de me retrouver avec des femmes d'âges mûres ou encore des super musclées et de ne pas m'y sentir à ma place. 

Ma première impression a été très bonne j'étais dans la même tranche d'âge que la plus part des participantes et elles semblaient avoir la même forme physique que moi. Ouf !

Comme toujours, dans un groupe, il y a des personnalités qui se démarquent plus que d'autres et qui attirent la sympathie en une fraction de seconde. Ces gens là sont du genre à rire facilement, à s'exprimer avec aisance et sont à l'aise quelque soit les circonstances. Et comme ces gens là parlent beaucoup, on connaît très vite les détails de leur vie de tous les jours.

Je n'ai rien contre eux, j'ai un frère qui entre dans cette catégorie et je ne lui en tient pas rigueur. Mais, bien souvent, ils ne réfléchissent pas. Ils parlent, ils parlent, ils parlent et ne pensent que rarement au ressenti de ceux qui se trouvent  dans leur entourage.

Ainsi, la première fois que j'ai rencontré celle que je vais nommé "Madame sourire", j'ai su en 5 minutes d'écoute qu'elle était maîtresse d'école, qu'elle venait d'un autre canton et qu'elle venait faire du bien à ses abdos après une grossesse. La seconde rencontre, toujours en 5 minutes avant le cours, j'ai appris qu'elle avait 2 enfants dont un n'avait pas envie d'aller sur le pot  (miam !) et qu'elle aimait bien faire la fête. Cette femme à dit en 10 minutes ce qu'un étranger aurait mis 1 an à savoir sur moi.

Lorsque nous nous sommes retrouvé dans le vestiaire à la fin du cours précédent j'ai entendu ces mots là :
- "Ouai, en même temps je me demande si quand la prof dit "périnée" elle sait vraiment ce que c'est hein ! (rire) parce que quand elle parle de la paume des mains elle dit "poumon" " (rire général)

Moi je n'ai pas ri. Je trouve ça nul de ce moquer ainsi de quelqu'un qui fais au mieux pour qu'on la comprenne. De plus, notre prof, qui est ukrénienne, nous a averti des le début de ses petites difficultés de langage et elle s'en ai excusée maintes et maintes fois et à la fin de chaque cours nous demandait si nous avions tout compris. Il faut dire que oui, elle a un accent, mais comparé à mon papa (espagnol) qui après 20 ans en Suisse prononce toujours la lettre "v", "b" cette femme est une génie du français et je n'ai jamais éprouvé de difficulté à la comprendre. 

Et puis, hier soir en arrivant Madame sourire était assise avec sa copine et elle discutait. Quand je suis arrivée elle m'ont tout de suite inclue dans leur conversation. Madame sourire c'était fait mal au dos, elle avait un lumbago. Après avoir expliqué son mal elle c'est fendue d'un :

-"ouai, je sais pas si elle va comprendre que j'ai un lumbago, je sais pas comment je vais lui expliquer"

Son amie a dû elle aussi penser que ses mots étaient déplacés puisqu'elle l'a mis eau défi de dire hanche dans une autre langue que le français. Devant le silence  de Madame sourire, elle a ponctué par un "si elle sait dire "hanche", je pense qu'elle est capable de comprendre lumbago". Et puis elles ont commencé à parler d'autre chose et Madame sourire c'est mise à parler de la maman d'un élève en mentionnant bien son nom pour probablement souligné son origine et de terminer son histoire par "nan mais elle est complètement à la masse celle-là". Je me suis alors mise à la place de cette femme en espérant que les maîtresses de Miss A. n'aient pas le même discours me concernant.

Finalement, c'est lorsque j'entends ce genre de propos, qui sont monnaie courantes, que je ne suis plus du tout étonnée que les Suisses aient votés "oui" à l'initiative sur les étrangers.

mercredi, décembre 01, 2010

Comment j'ai bravé la tempête...

... pour faire du mal à mon grand fessier.

Du séjour aux urgences en  juillet dernier est ressortit pleins de choses. Après examen, je n'ai pas de problème cardiaque, ni pulmonaire, mais très probablement musculaire. Je me suis donc fait papouiller par une ostéopathe qui n'a pas du tout trouvé ma douleur étrange. Un petit craquement par ci, un petit craquement par là, un étirement, des manipulations étrange et hop, remise sur pied. Enfin, quand je dis remise sur pied, j'ai tout de même mis 3 semaines à me remettre de ses manipulations à grand renfort d'anti-douleur.

Pour éviter de devoir repasser dans ses mains, je lui ai demandé conseil pour m'aider à vaincre ses douleurs. C'est donc sur son conseil, que je me suis inscrite à un cours débutant de "Pilates".

Comme je suis super sportive et très intéressée au monde sportif, je n'avais bien évidemment jamais entendu parlé de ça. Je suis donc allée glaner des infos à super-sportive belle-maman qui, dès que j'ai prononcé le mot Pilates m'a dit "Oh ça c'est super, tu travailles les muscles comme-ci, comme-ça, c'est fantastique !". Ça m'a fait peur. Il faut dire que belle-maman est un super héros. J'ai fais une fois du vélo avec elle. Après avoir mis une heure à reprendre mon souffle, je suis morte de honte...

J'ai donc attendu un peu avant de m'inscrire. Et puis je suis tombée sur un court "débutant" et me suis inscrite. C'est alors que j'en ai un peu plus parlé autour de moi et je n'ai entendu que des "hannnn ça fait mal, mais c'est bien", "rhooo tu vas avoir mal" etc...

C'est donc tremblante qu'hier soir je me suis rendue à ce fameux cours après avoir vu la vidéo suivante. A la 13ème seconde de cette vidéo, j'ai tellement ri, que j'en ai pré-chauffé mes abdos. Même pas peur...




En arrivant au vestiaire, 4 pétasses jeunes filles fort bavarde se trouvaient là. Intérieurement j'ai râlé et me suis dit que je ne me sentirais par forcément à l'aise dans ce groupe. J'ai donc rejoins la salle les épaules en bas. Et puis non, finalement elles n'ont jamais franchit le seuil de la porte. Nous n'étions que 6 et c'était parfait ! Et nous avons toutes souffert la même chose.

Irina, notre magnifique prof ukrainienne au corps musclé sans excès et au sourire charmeur nous a expliqué les différentes postures. Elle réalisait ses postures avec une telle aisance. Plus je la regardais, plus je rigolais intérieurement de la souffrance que j'allais m'infliger.

Au fur et à mesure du cours, les postures devenant plus compliquée, les rires n'ont plus été intérieur et nous avons été nombreuses à rire de : la crampe à la cuisse, de devoir lever ses fesses encore plus haut ou de devoir, une fois trouvé notre équilibre lever une jambe ou un bras.

Ce matin, j'ai mal aux fesses... mais c'était bien... vivement mardi prochain.

jeudi, septembre 17, 2009

Journal d'une apprentie Joggeuse (2)

A y est, c'est fait... je suis arrivée à la fin de mes séances de Jiwok.... et le résultat ?

Et ben je cours 30 minutes sans m'arrêter et j'en suis super fière ! Je vous passe les détails de chaque séances c'est ennuyeux à souhait. Mais c'était dur, surtout les 3 dernières séances.

Lors de cette expérience, j'ai appris deux choses. Premièrement, si on veut, on peut. Oui, j'étais motivée après cet été ou mon maillot dessinait des plis disgracieux sur mes hanches en s'enfonçant, beurk. J'avais l'impression d'être faite en slim et je ne le supportais pas. Alors je n'ai pas perdu de poids, parce qu'après 30 minutes de course je suis capable de manger une maison et tous ses habitants. Mais quand je marche, je n'entends plus dans ma tête les "boïng, boïng" raisonner à chacun de mes pas en accord avec le mouvement que font mes fesses. Bref, je voulais le faire et je l'ai fait. Et puis j'avoue, c'est un peu une victoire sur moi-même cette histoire et ça fait du bien.

Deuxième chose apprise, une fois qu'on est dedans, on devient vite accro. Le fait de courir est vite devenu pour moi indispensable. Ma demi-heure de paix. Là ou j'écoute la musique que je veux et ou je peux penser sans jamais être interrompue par des "on mange quoi ce soir ?", "j'ai soif", "mamaaaaaaaaan ?", "t'as fait ci", T'as fait ça". Ça me donne presque envie de commencer l'entraînement pour aller courir une heure. Non seulement j'ai la paix, mais c'est un exutoire. Depuis que je cours, je fais moins de cauchemar et c'est agréable de les voir s'en aller petit à petit. Lundi après avoir éprouvé une grosse colère, je suis allée courir. Mon rythme était plus rapide, je sentais bien que je m'épuisais et que j'épuisais ma colère en même temps, j'ai même pleuré de rage en courant. Arrivée à maison, j'avais régler mon problème et je me sentais tout à fait prête à l'affronter.

Finalement, courir c'est un peu ma thérapie. Alors si en plus ça peut me faire la cuisse ferme, je ne vais pas me plaindre non ?

Pari réussi donc ! Prochain défi ? ... ben heu... je sais pas, mais si je trouve, je ne manquerais pas de vous en parler.

vendredi, août 07, 2009

Journal d'une apprentie Jogeuse/Joggeuse (je sais pas encore comment ça s'écrit, mais d'ici la fin de l'expérience je le saurai...)

Bon d'accord, mon titre est à rallonge... mais comprenez-moi, je viens de me faire 45 minutes de courses, pour arriver ensuite à la maison en sueur, préparer le souper, manger et coucher les p'tits monstres. J'ai donc, un tout petit peu la flemme de chercher comment on écrit "joggeur", si vous le savez, ne vous gênez pas dans les commentaires...

Bref, voilà maintenant trois semaines que je cours 3 fois par semaine. Pour ceux qui ne suivent pas ce blog, le début de l'expérience, c'est : ici.

Donc, j'aurai déjà dû être beaucoup plus en avance que je le suis, mais il y a eu deux semaines de vacances entre deux et j'avoue, j'ai privilégié le farniente, le bien-manger et le "surtout pas faire attention à sa ligne mais se faire, franchement plaisir". Je savais de toute façon, qu'à la rentrée, je me ferais souffrir.

Pour réussir à courir 30 minutes, il me fallait bien de l'aide, j'ai donc trouvé sur le net, un programme pour arriver à mon but. Ce programme MP3 se déroule par séance et j'en suis à la séance 9 soit, à la moitié... Voilà donc (si vous avez le courage de tout lire) le récit, de mes 9 séances.

Comme dirait mon coatch Jiwok . "Allez !"

Séance n°1 :

- Non, je ne souffre pas, voilà qui est bien étrange. J'avais déjà fait 3 séances avant de partir qui m'avaient totalement achevée et là, rien. Enfin rien, non, je sens bien mes muscles, mais je ne souffre pas de courbatures intenses. J'ai donc le temps de regarder les oiseaux, le magnifique couché de soleil...

Séance n°2 et 3 :

- Je peine à garder un rythme, j'ai souvent, au début des séances des points de côté et c'est super casse-pied, mais je tiens le coup. Même si je m'ennuie un peu.

Séance n°4 :

- Pourquoi je cours déjà ? Pour souffrir, pour comprendre ce qu'on peut ressentir lorsqu'on s'étouffe ? Mmmm... je m'accroche et je ne lâcherai pas. Mais je vais peut-être changer ma course habituelle, il y a deux messieurs à vélo qui me font peur, ils ont pas l'air gentils, ils disent des mots interdits aux chastes oreilles en pensant que je ne les entends pas avec le casque sur les oreilles... Ben j'aime pas ça, mais ça m'occupe bien l'esprit et du coup, je ne vois pas passer la fin de la séance.

Séance n°5 :

- Nouveau décor, je cours au milieu des champs. Mon genou me fait mal, je n'ai pas les chaussures adaptées à mon nouveau moyen de torture. Il m'arrive une chose étrange. Il ne fait pas beau aujourd'hui, j'ai pleins de trucs à faire et je suis un peu stressée, pourtant j'ai cassé les pieds à tout le monde pour aller courir. Ce qui avant aurait été une excuse pour ne pas y aller, n'a plus aucune influence sur ma motivation. Je crois que finalement j'aime ça. Et ça me fait bien mal de le dire !

Séance n°6 :

- J'y vais confiante, je n'ai pas mal et ça m'énerve un peu. Je me demande si effectivement ça me fait du bien ce truc, puisque je ne ressens rien. L'avantage, c'est que pendant 30 minutes, on me fiche une paix royale, je suis seule à regarder les papillons et a laisser aller mes pensées.

Séance n°7 :

- Je disais à la séance 6 que c'était facile... et bien cette séance m'a fait souffrir, mon genou m'embête franchement, j'ai eu un point dès le départ qui ne m'a pas lâché, je me sentais lourde, impossible de trouver un rythme... Zut... vais-je y arriver ? Ai-je atteint mes limites ?

Séance n°8 :

- Je me suis bêtement fais mal en me relevant. Ma hanche à fait "couik" et la douleur s'étend au genou. M'en fou, je vais quand même courir. Si j'ai de la peine à trouver un rythme au départ, tout à coup, je ne sens plus mon corps courir. C'est assez étrange comme sensation, comme si, mon corps courrait sans que je le lui demande. A la fin de la séance, je n'ai pas envie d'arrêter, je cours donc encore 15 minutes non-stop. Quand je m'arrête, je découvre l'enfer de la grosse douleur qui fait mal. Zut... je ne pourrais pas courir dans deux jours.

Séance n°9 :

- J'ai laissé 4 jours entre la dernière séance et celle-ci. J'ai encore mal au genou, mais j'avais trop envie d'aller courir, du coup, je me suis dis que j'allais y aller tout doucement. Ben même tout doucement, j'ai couru jusqu'au village voisin et de retour proche de la maison, j'avais encore envie de courir. Les "pauses marches" imposées par le coatch commencent vraiment à me casser les pieds. Elles cassent mon rythme et très souvent je n'ai pas envie de m'arrêter...

Voilà, c'est d'un ennui profond non ? Pourtant, je suis très fière de ce que j'ai accompli. Je n'ai aucune endurance, à l'école, je me cachais quand il fallait courir, j'aimais pas ça la course.

Je ne me suis pas pour autant transformée en passionnée, mais, ces 30 minutes ou je me fais du bien, ou je peux penser sans que le téléphone/Miss A./ Mr E./Mr Pops ne viennent m'interrompre me font un bien fou.

Bon, il reste encore une chose a révéler, c'est l'effet, qu'ont ces séances de torture sur mon corps. Le but est de ne plus avoir l'"effet gelée", je vous le rappelle. Ben c'est pas encore gagner hein ! Bien que, il y ait une légère amélioration. Malgré tout, mon tour de cuisse est de hanche est identique qu'au départ. Ça pourrait me démotiver, mais non, parce que la récompense c'est que j'ai perdu 4 cm de tour de taille !

Bon, je vous laisse, je vais me faire une bonne douche chaude pour m'éviter des courbatures...

Suite, au prochain épisode...

lundi, juin 29, 2009

Le sport et moi...

Il y a fort, fort longtemps, je ne pouvais pas passer une journée sans faire de sport. Le lundi : piscine, le mardi tennis, le mercredi : équitation, le jeudi : gymnastique (pas le truc de fille hein, moi les cerceaux et les rubans ça m'a toujours cassé les pieds) et le vendredi, samedi, dimanche, fête avec les copains.

Et puis un hiver, le coup classique, déchirure des ligaments du genoux et *pouf*, plus de sport mais beaucoup de fête. Et enfin, métro-boulot-dodo, plus le temps de faire du sport.

Lorsqu'on me propose d'en faire, j'ai quelques craintes pour mon genou ce qui fait que je refuse. Voilà mon excuse. Tout le monde la croit (enfin plus maintenant je me grille là). Mais honnêtement, j'ai tellement honte de ma condition physique, que je préfère ne pas me mesurer aux autres. Alors oui, j'ai toujours de la souplesse et tout ce qu'il faut, mais je n'ai aucune endurance. Un truc à faire peur. Je suis essoufflée si je monte trop vite les escaliers et surtout, je n'arrive pas à suivre ma belle-mère de 60 ans... A mon âge... du coup, j'ai honte, alors je fais rien.

Et les excuses pour ne pas y aller, c'est mon dada, j'en ai une collection hallucinante. La piscine : "je suis pas épilée", le vélo : "j'en ai pas", la marche : "j'ai mal au genou" etc... etc... Faut dire aussi, que la piscine j'aime pas ça. Moi tous ces gens qui viennent se tremper dans le même bain après avoir transpiré des heures au soleil, ça me fait un effet yeurk et le truc ultime qui me donne envie de pleurer, c'est lorsque dans l'eau je sens un cheveux me frôler... oui, y a des trucs comme ça qui me brrrrrrrr.... bref à moins d'avoir ma propre piscine pour faire trempette, je suis loin d'aimer ça. Mais imaginer que je dise ça à mes copines (qui vont dorénavant se moquer de moi et de mon côté Bree) :

- "tu viens à la piscine ?"
- "Non, je ne baigne pas avec tous ces gens c'est immonde".

Je passerai pour une prétencieuse élitiste, ce que je ne suis pas.

Bref, tout ça pour vous dire qu'en début de semaine passée, j'ai ouvert ma grande bouche pour dire une bêtise que je suis entrain de regretter. J'ai dit à Mr Pops que je ferai bien un peu de course à pied si seulement j'avais un MP3, parce que là c'est pas motivant de courir en silence, et comme la course à pied et le seul sport que je peux pratiquer n'importe quand, ben c'est l'idéal.

Deux jours plus tard, je recevais mon MP3, tout rose tout mignon. Du coup, je me suis sentie obligée d'aller courir. Et bien accrochez-vous, j'ai couru 20 minutes comme de rien, même pas mal et tout et tout, je me suis découvert une passion.

Quand on a pas couru pendant très longtemps et qu'on a pas d'endurance comme moi, on fait les choses petit à petit. Donc j'ai vraiment couru au pas, tout doucement et quand je suis arrivée à la maison et que j'ai vu la porte d'entrée, j'ai béni le ciel. Ensuite j'ai ouvert la porte avec délicatesse "VLAN", je me suis précipitée sur les escaliers pour m'asseoir avec un respiration fort douce et silencieuse. Un peu comme ça "haaaaaaaaaaaaaaaaaa, heuuuuuuuuuuuuuuuuuuu, haaaaaaaaaaaaaaaa, heuuuuuuuuuuuuuuu, haaaaaaaaaaa, heuuuuuuuuuuu". J'ai émis ses sons pendant environ 10 minutes. Puis j'ai enlevé mes chaussures et je suis montée les escaliers, calmement et tranquillement en ressentant une vive douleur au niveau de mes cuisses et mollets... même pas mal. Et je me suis assise sur le canapé. Etrangement, lorsque je me suis levée 15 minutes plus tard, j'avais froid. Etait-ce du au fait que mon t-shirt ainsi que la racine de chacun de mes cheveux étaient humide ?

Depuis hier, je ressens chacun de mes muscles et je sais pour chaque mouvements lequel est utilisé, c'est pratique.

Malgré tout, je ne laisserait pas tomber, par fierté, par respect pour un cadeau offert et aussi, parce que je n'aime pas la gelée. Et le but de ce petit mot et de me motiver. Parce que maintenant que je vous en ai parlé, il va falloir que je me bouge parce que je vais en faire une chronique...

Alors je prends les pari. Mon objectif est de réussir au mois d'octobre à courir 30 minutes sans m'arrêter 2 fois par semaine...

Arrivera ? Arrivera pas ?



mardi, avril 24, 2007

A la course...

La détente et le fare niente ne me sont pas profitable. Sans m'en apercevoir à manger Napolitain et spécilaités italiennes, 5 kg m'ont été offert gra(s)cieusement.

Merci, merci, mais non-merci. Honnêtement, nous sommes toutes les mêmes, quand arrive l'été, ont commence à stressé à l'idée de mettre un maillot de bain. On a beau dire que tout les régimes de magazine sont du n'importe quoi, si on nous présentait la recette miracle bon nombre d'entre nous ne dirait pas non.

Je ne suis malheureusement pas du genre à faire des régimes. Autant, je peux avoir la volonté d'arrêter de fumer et stopper du jour au lendemain, autant lorsqu'il s'agit de bouffe, je ne peux ma me contrôler. J'aime manger, je suis de celle qui aime être dans leur cuisine, qui savoure ce qu'elle à dans son assiette, qui jubile à l'idée de découvrir une nouvelle recette, qui se jette sur la crème et qui refuse qu'on lui enlève ce plaisir là.

Il ne me reste donc qu'une seule solution, le sport. Voilà maintenant au moins 15 ans que je n'ai pas fait de sport régulièrement. Et pourtant j'adorai ça, je cumulais dans la même semaine, tennis, équitation, gym au agrès et judo. Puis une chute à ski est venu mettre son grain de sable dans tout ça et j'ai tout arrêter. Bref, je tente de vous amadouer et de me convaincre que la raison de ma non-sportivité vient de là, soyons objectif. Si effectivement ça a été le cas les premières années, mon manque d'activités sportives durant ces nombreuses années vient de deux choses. La première est que c'est dur !!! La deuxième en relation avec la première, est la fainéantise. Je suis donc décidée à remuscler ma gelée, décidée à me faire du bien. La question est donc quand ? Quel sport ?

Il est difficile de faire du sport gratuitement apparemment, mes finances n'étant pas au top, je me suis rabattue sur le jogging. Une bonne paire de baskette et hop ! le tour est joué. Pour me motiver, je me suis dit que je pouvais me trouver quelqu'un pour m'accompagner et pour m'imposer un rythme, mais, je me suis vite ravisée voyant qu'autour de moi, la plus part des gens susceptible d'accepter avait beaucoup plus d'endurance que moi. Ce qui, je l'avoue ne m'aurait pas motivée du tout et j'aurai laissé tomber.

Me voilà donc avec mes baskettes, en pleine campagne avec Miss A. Une enfant de 4 ans ne peut pas avoir plus d'endurance que moi, (même pas honte...). Je débute ma course doucement alors que Miss A. s'élance comme un cheval de course qui continue, continue, continue encore et encore sans jamais s'arrêter. Puis, s'arrête, se retourne, me regarde et me lance un "j'ai gagné !" bien mérité. Elle doit hurler pour que je l'entende, parce que moi, je suis entrain d'essayer de retrouver mon souffle 50 mètre plus loin. Le pire est que lorsque j'arrive à sa hauteur, elle me dit "on court jusqu'à la maison ?" et qu'elle l'a fait. (là, j'ai honte...)

Je suis donc une nouille molle sans aucune endurance... mais je ne me laisserai pas faire !!!